Dissertation où l'on recherche comment l'air, suivant ses différentes qualités, agit sur le corps humain. : Qui a remporté le prix au jugement ... / Par M. Boissier de Sauvages.
- Boissier de la Croix de Sauvages, François, 1706-1767.
- Date:
- M.DCC.LIV
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Credit: Dissertation où l'on recherche comment l'air, suivant ses différentes qualités, agit sur le corps humain. : Qui a remporté le prix au jugement ... / Par M. Boissier de Sauvages. Source: Wellcome Collection.
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![dont on ^ n’avoit qu’une idée extrêmement confufe , ' & il eft bon de s en former des idées diltinftes. Il reliera encore à trou¬ ver comment certaines ;exhalaifons gênent le cours du fang dans les poumons & comment cette gêne rend la refpiracion plus frequente & plus laborieufe. ; ^ P us I4]. Par quelque caufe que le paffage du fang, à travers le raifeau de Malptghi foit rétréci , la quantité qui y paffera fe¬ ra comme es orifices reftans , & comme la racine des forces du ventricule droit , & des forces avec lefquelles les parois de la poitrine en s’abaiffant exprimeront ce fang du poumon ; ces forces reliant les memes le ventricule droit pourra fournir au- tanc de fang qu’auparavant , parce que les vaiffeaux pulmonaires font aulli fufceptibles de dilatation que les poumons mêmes ; c’ell ce dont je me fuis alluré en voyant le renflement étrange du poumon entier , quand je faifois couler de l’eau d’un tube de trois pieds de hauteur dans l’artére pulmonaire , le poumon après certain tems devient blanc comme neige , l’eau séchappant de tous côtés en dehors par la trachée & par les veines , & no- nobllant ces ilîues le volume devient plus grand que la* capaci¬ té de la poitrine dilatée. 144. Les poumons font donc une eipéce de retraite dans la¬ quelle le fang chalfé de toutes les autres parties du corps s’accu¬ mule , & en effet les artères pulmonaires , dont le tronc n’a que le calibre de l’aorte , ont le tiers feulement de leur épailfeur , & les veines pulmonaires ne font pas fl épailfes que la cave , à égalé dillance du coeur j donc ce font a égale diltance du cœur les vailfeaux les plus dilatables du corps , à peu près dans le ra- port du quarré de trois au quarré de deux , à raifon de l’épaif- ïèur de leur parois & de leur louplelfe : mais de plus ces vaif¬ feaux font ridés tranfverfalement, & ces rides effacées , ils con¬ tiennent plus de fang ; donc ces vailfeaux , à égale force du cœur , doivent fe dilater & contenir beaucoup de fang en re- ferve. ([m) {wi) Mrs. Keil & Boerhaave ont cru que le principal ulàge du Poumon efl de broyer le fang * ils ont choifi pour broyer un corps, le vifcere le plus mou du corps ôc qui flotte antre deux Airs > le cœur & le# molécules ^ fur-tout de la Poitrine * font bien plus pro^*](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30508915_0052.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)