Dissertation où l'on recherche comment l'air, suivant ses différentes qualités, agit sur le corps humain. : Qui a remporté le prix au jugement ... / Par M. Boissier de Sauvages.
- Boissier de la Croix de Sauvages, François, 1706-1767.
- Date:
- M.DCC.LIV
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Credit: Dissertation où l'on recherche comment l'air, suivant ses différentes qualités, agit sur le corps humain. : Qui a remporté le prix au jugement ... / Par M. Boissier de Sauvages. Source: Wellcome Collection.
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![je fis couler dans l’artére pulmonaire d’un Cadavre humain récent de l’eau tiède , d’une hauteur confiante par un tube de Fer , cette eau fortit par les veines & par la trachée , alors je fouffiai fortement de l’Air par la trachée , je vis élever l’eau dans le tube & les veines pulmonaires cefierent pendant tout ce tems d’en donner. Je mufèlai un Chien avec une vefiie pleine d’Air, l’animal refpiroit très-librement cet Air tant que la vefiie étoit pleine , en peu de minutes les trois quarts de cet -Air furent abforbés ou détruits , l’animal fouffrit & refpira très-frequem- ment , le pouls en devint fort petit ; enfuite ayant rempli de nou¬ veau la vefiie d’Air frais , 6c l’ayant prefiee très-fortement pour dilater les Poumons , la refpiraticn qui étoit redevenue facile, devint extrêmement laborieufe , le pouls redevint petit , & l’Animal étoit encore prêt d’étouffer , comme Mr. Haies l’avoit obfervé. (1) 141. La circulation eft la mefure de la vie , dès qu’on inter¬ cepte la circulation d’un Ventricule du cœur à l’autre, la mort qui s’enfuit eft d’autant plus prompte qu’on arrête la plus gran¬ de quantité du courant total du fang , 8c qu’on l’arrête en moins de tems ; ce qu’on prouve en liant dans des Chiens , à l’un les Crurales feules, à l’autre les Ciurales & les Carotides, à l’autre l’Aorte au fortir du cœur ; car celui à qui on lie les feules Crurales vit deux fois plus que celui à qui on lie aufli les Carotides : tout le courant du fang paffe dans les vaifleaux réticulaires des poumons ; donc fi on vient à arrêter tout d’un coup le fang dans ce raifeau , l’animal meurt fur le champ ; fi on rétrécit ce pafifage d’un tiers , d’une moitié , l’animal fuffo- que, & agonife plus long-tems. 142. J’ai.cru devoir développer le mécaniftne dont l’Air conden- fe, ou au rebours raréfié , ou enfin infeéhé de vapeurs qu’on appelle malignes, tue en peu de tems les animaux; car on co¬ yote qu’il agifloit par des qualités occultes & peftilentielles , [/] On prouve le PafTage de l’Air dans le farîg , non en mafîè , mais dilîout en feç molécules par la couleur vermeille du fang de la veice Pulmonaire , par la néceflité dons il cti à la vie , par la quantité confidérable que la refpiration en détruit , par l’odeur de violette que les vapeurs de Thérébentine refpirées donnent aux veines. Voyez la Tbfifs* de Mr* Pan* Bernouilli a De tefpivfitiove 3 à- Baie.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30508915_0051.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)