Mémoires sur les communications des vaisseaux lymphatiques avec les veines, et sur les vaisseaux absorbans du placenta et du cordon ombilical / par V. Fohmann.
- Date:
- 1832
Licence: Public Domain Mark
Credit: Mémoires sur les communications des vaisseaux lymphatiques avec les veines, et sur les vaisseaux absorbans du placenta et du cordon ombilical / par V. Fohmann. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by the Royal College of Physicians of Edinburgh. The original may be consulted at the Royal College of Physicians of Edinburgh.
39/46 (page 29)
![avant la naissance que durant le cours de la vie; d'où il suit que ces par- ties auraient une pins large participation à l'absorption : de ce nombre senties parties génitales, les mamelles et les lèvres. Quelle que soit la région du corps où l'absorption du fluide de l'amnios s'opère, toutefois le sang ne le reçoit que par les voies connues du système des vaisseaux lymphatiques. Ni les vaisseaux absorbans des mamelles , ni ceux de la membrane muqueuse de la trachée-arlère , ou d'autres parties, ne se ren- dent dans le ihjmiis , comme plusieurs auteurs le supposent, mais dans les glandes des aisselles, dans celles des bronches, et ainsi de suite dans les gros troncs des vaisseaux lynq^hatiques. Le fluide laiteux du thymus est donc produit par cette glande même. Il ne me paraît nullement probable que ce fluide soit une matière excré- mentielle comme la bile, et que, par sa sécrétion, il décarbonise le sang et le rende ])lus propre à la nutrition , ainsi que Burdjch le supjiose ( i). Car en lui accordant qu'il n'y ait que du sang veineux, qu'il n'y ait que du sang qui retlue des parties supérieures du corps vers le cœur^ cju'il n'y ait que ce sang qui se répande dans les parties inférieures , et c^u'il doive une amélioration à celui qui provient du thymus^ l'organisme n'attein- drait pas le but qu'on lui suppose ici, parce que la matière sécrétée dans le thymus serait reconduite par les vaisseaux absorbans si nombreux de cet organe, dans les mêmes veines, et de la dans les parties qu'il aurait voulu en préserver: d'ailleurs, la petite quantité d'humeur laiteuse dans le thymus lait rejeter cette hypothèse. Il me paraît très-vraisemblable que le thymus se trouve en rapport d'as- similation avec le sang ; mais ce rapport ne me semble établi qu'au moyen du système lynq)halique où les diverses humeurs se mêlent dans leur trajet vers le sang. Le fluide sécrété du sang du fœtus dans le thymus doit être considéré comme ayant [)lus d'allhiité avec l'organisme que ceux qu'il absorbe de l'eau de l'amnios et du placenta uterm : par conséquent, nous devons le regarder comme plus ]iropre à assimiler ces matières et à les introduire dans le sang. Et l'on peut dire la même chose de I humeur laiteuse dans la thyroïde et dans plusieurs glandes de la classe des conglomérées. Que le thymus, la thyruïde , la rate et les glandes surrénales soient dans un rapport plus inliine avec le système tles vaisseaux lynq)hatiques que (i) Physiologie comme science basée sur l'expérience, en alleinand. Leipzig 1828, vol. 2 , page 66^.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21937217_0039.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)