Mémoires sur les communications des vaisseaux lymphatiques avec les veines, et sur les vaisseaux absorbans du placenta et du cordon ombilical / par V. Fohmann.
- Date:
- 1832
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Credit: Mémoires sur les communications des vaisseaux lymphatiques avec les veines, et sur les vaisseaux absorbans du placenta et du cordon ombilical / par V. Fohmann. Source: Wellcome Collection.
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![par exemple celle du sang d'un antre individu de la môme espèce , pro- duit les effets les plus nuisibles dans tout l'organisme , et cause même souvent la mort ; tandis que cette expérience ne présente plus de danger quand l'injection est faite peu-à-peu. Gomme il n^est pas invraisemblable que l'intromission d\me plus grande quantité de chjle et de Ijmphe, quand ces fluides ne se sont pas encore élaborés au point oii on les trouve dans le canal tlioracique, ferait redouter des révolutions semblables à celles qui sont provoquées par d'antres substances, nous avons admiré^ dans cette commu- nication fréquente des lymphatiques avec des veines , une sage disposition de la nature, par laquelle elle prévient ces dangers, en mêlant successivement ces fluides au sang par l'intermédiaire de glandes assimilatrices. Nous avons aussi reconnu que leur mélange avec le sang est encore favorisé par leur passage des ramifications veineuses les plus tenues dans des branches insen- siblement plus grosses. La vie ne consistant, en général, qu'en un renouvellement de matières, tirées sans cesse du dehors et repoussées ensuite continuellement vers l'ex- térieur (phénomène qui se répète séparément dans toutes les parties du corps), et la formation de la source universelle de l'alimentation du sang n'ayant éga- lement lieu qu'au moyen d'un mécanisme analogue à ce phénomène, nous en avons observé de semblables dans le chyle et dans la lymphe. Ces fluides destinés à remplacer le sang, sont préparés à cet effet par le mélange de substances assimilatrices que les glandes lym])hatiques leur fournissent, et par l'assimilation d'une portion de ces fluides mêlés au sang de la veiiie-porte, assimilation qui s'opère par la sécrétion de la bile. Finalement j'ai fait remarquer combien les expériences de M. Magendie sur l'absorption veineuse perdent de leur poids, quand nous les envisageons du point de vue sous lequel nous observons aujourd'hui le rapport du sys- tème lymphatique avec le système veineux. L'apparition dans la veine-porte de substances que l'on avait introduites chez des animaux par l'œsophage, ne peut pas être considérée comme une preuve que ces substances aient été absorbées par des veines; car elles ont pu y être aussi transportées à travers les branches des vaisseaux absorbans qui s'unissent dans les glandes à des branches de la veine-porte. Il en est de même de l'expérience à laquelle M. Magendie attache une importance particulière, et qu'aidé de M. Delillc; il a faite avec de l'upas- lieuté sur les membres postérieurs d'un chien. Quand même on ne la regar- derait pas comme dénuée de preuves, à cause que M. Magendie avait été](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21937217_0017.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)