Lettre a M. le président du conseil ... : touchant les expériences qu'il est urgent de faire pour s'assurer si le choléra-morbus est contagieux, / par N. Chervin.
- Chervin, Nicholas, 1783-1843.
- Date:
- [1831]
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Credit: Lettre a M. le président du conseil ... : touchant les expériences qu'il est urgent de faire pour s'assurer si le choléra-morbus est contagieux, / par N. Chervin. Source: Wellcome Collection.
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![( (’> ) réfutalioii, de ma part, devient superflue ; d’après les idées de ce conseil, vous auriez vous-méme enfreint, monsieur le Mi¬ nistre, les lois de la morale , en envoyant des commissions mé¬ dicales, soit en Russie, soit en Pologne, pour y observer le cho¬ léra -morbusj car, quelque soit le caractère de celte fatale maladie, l’existence des médecins qui composent ces commissions est certainement beaucoup plus exposée qu’elle ne l’eût été à Paris , s’ils y fussent restés, au lieu d’aller remplir riionorable mis¬ sion que vous leur avez confiée. Vous ajoutez, monsieur le Ministre, que a les avis du conseil » sanitaire doivent être pris par vous en grande considération, 1) et que ce serait assumer une bien grave responsabilité que de » négliger les précautions qu’il indique pour préserver la France M du cruel fléau du choléra-morbus. » Les observations que je viens d’avoir riiomieur de vous soumettre vous feront, j’espère, juger jusqu’à quel point les avis que ce conseil vous a donnés au sujet des expériences que j’ai proposées, méritent considération. Quant au danger que ces expériences pourraient faire courir à la santé publique, il est certainement nul. Je me suis exprimé sur ce sujet delà manière la plus explicite, lorsque j’ai dit qu’on pourrait se livrer à ces épreuves sur quelque point reculé de l’extrémité nord-ouest de la France, en prenant toutes les pré¬ cautions convenables , et qu’o/? procéderail ahsohuneiit comme dans un lazaret contenant la maladie la plus cotitagieuse qiiil existe. La question est donc maintenant de savoir si les lazai-ets peuvent s’opposer à la propagation des maladies contagieuses. S’ils le peuvent , les expériences que j’ai eu rbonneur de propo¬ ser au gouvernement ne sauraient coinprometti e la santé pu¬ blique en aucune manière. S’ils ne le peuvent pas, il faut les supprimer au plus tôt ; car, outre les frais et les pertes énormes qu’ils occasionent , ils deviennent chaque jour des movens d’op¬ pression , et souvent le tombeau des mallieureux qu’on y en¬ ferme, après les avoir arrachés violemment à tout ce qu’ils ont de plus clier au monde. ])u reste, monsieur le Ministre, je n’ai j^oint dit au gouver- iieineiit de négliger les mesures de précautions que le conseil de santé indique pour préservei* la rance du cboléra-morbus. Je](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b31976700_0014.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)