Contribution a la pathologie et a la therapie du goitre exophthalmique / par Noël Guéneau de Mussy.
- Mussy, Noël Guéneau de.
- Date:
- 1881
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Credit: Contribution a la pathologie et a la therapie du goitre exophthalmique / par Noël Guéneau de Mussy. Source: Wellcome Collection.
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![— G — • cetlc jeune fcrmnG, llxèrenl mon opinioa et j'exprimai la pen- sée qu'à ce symptôme devait s'en ajouter un ([ui n'avait pas encore attiré l'attention de la famille : la tumél'action du corps thyroïde. Elle existait en effet ; et cinq ou six mois après quand je vis cette jeune malftde, elle présentait ime énorme saillie hiio- hée du cou, qui, malgré son exiguïté naturelle, mesurait 23 à '24 centimètres de circonférence. Les mouvements étaient brus- ques, saccadés, incoordonnés, très manifestement choréiformes. Le pouls battait de Hi2 à i'20 fois par minute. Dans la région précordiale, où le choc syslolique se faisait sentir avec force, on percevait un bruit de roulement au niveau de la région préven- triculaire, et un bruit de souffle au premier temps sur le trajet de l'artère pulmonaire ; le cœur avait son volume normal, mais il frappait la poitrine avec une énergie exagérée. On constatait au sommet droit de sa poitrine les signes d'une adénopathic trachéo-bronchique; son pharynx était granuleux ; sa voix était voilée, et elle s'enrhumait facilement. Mariée à un ex- cellent m?iri qui l'adorait, mais avaitaussi peu d'expérience qu'elle, cette jeune malade commettait mille imprudences. Ainsi, un jour elle sort parla neige en voiture découverte et contracte une péri- cardite; c'était vers celte époque que je fus appelé à lui donnerdes soins. Elle avait une fièvre intense ; la péricardite fut combattue par les révulsifs et disparut. Cependant, à partir de cette époque, on constata au niveau du cœur des bruits rudes très forts qui ne me paraissaient pas pouvoir être expliqués ])?.r des modifications ])urement dynamiques des orifices, et qui me tirent supposer que le processus inflammatoire qui avait envahi le péricarde avait , pu en même temps s'étendreà l'endocarde. On entendait aussi beau- ; coup plus prononcé par intervalles, mais moins constant, ce bruit ■ de roulement dont j'ai parlé plus haut et que j'ai constaté dans d'autres cas chez dos malades bystéro-anémiques ; il n'était lié, d'une, manière évidente, à aucun des bruits normaux du cœur et il n'était pas constant, — Cet épisode péricardique ne jouait d'ailleurs qu'un rôletrèssccondairedausrévolutiou de lamaladie, (juoiqu'il se reproduisit au bout de quchiucs semaines, dans une forme atténuée, à la suite d'une nouvelle imprudence. Ce qui dominait, ce qui ressortait en saillie au milieu detrou- hles fonctionnels très nombreux et très mobiles, c'était le désor- dre des fonctions nerveuses. La malade avait des mouvements saccadés, irréguliers, tout à fait clioréiques : ce trouble des fonc- tions motrices persistaitpendant le sommeil, qui était interrompu et agité. Les yeux, saillants outre mesure, étaient par moments agités d'une sorte de nystagmus. Pendant plusieurs semaines les ano- j malies de la fonction locomotrice furent poussées si loin, que la ! malade ne put pas marcher, elle faisait quelques pas irréguliers | et tantôt se précipitait en avant, tantôt se rejetait en arrière ; elle sentait d'ailleurs très bien qu'outre son arythmie et son : incohérence, la conlraclililé musculairé était affaiblie. En](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21644822_0008.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)