Contribution à l'étude de la simulation de la folie chez les criminels : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier le 1er février 1904 / par Louis Mazen.
- Mazen, Louis, 1879-
- Date:
- 1904
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Credit: Contribution à l'étude de la simulation de la folie chez les criminels : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier le 1er février 1904 / par Louis Mazen. Source: Wellcome Collection.
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![m. — Il — j)lainl depuis des sensations les plus étranges : un ver se serait introduit dans son oreille droite, occasionnant de la surdité et des douleurs atroces. Il attribue également h la présence du ver, des troubles de la mémoire qui ne veut plus lui servir. Il est tellement maigre qu’il n’a plus d'ombre. Prétend être en buLle aux persécutions de ses co-détenus et des gardiens de la prison. Accuse des hal- lucinations de la vue et de l’ouïe; prétend être en com- munication avec l’Alrique centrale, où il a une mission à remplir, au moyen des barreaux de sa cellule. Les disques de mie de pain pétrie entre ses doigts et exposés au soleil se transforment en pièces d’or. Tels sont les différents symptômes présentés par Z. P. Si nous cherchons à quel type de maladie mentale nous pouvons les rattacher, nous pourrions y voir un délire mélan- colique avec idées de persécution auquel n’aurait pas tardé de succéder un délire ambitieux avec idées de richesse et de satisfaction [)ersonnelle. Dans le délire chronique, type Magnan, on observe une évolution ana- logue mais beaucoup plus lente, demandant souvent plu- sieurs années pour se produire. Jamais le délire ii’évolue d’une façon aussi ra[)ide. C’est ce que M. le docteur Rey fait bien ressortir dans son rapport. D’autre ]>art, chez un délirant chronique (jui en est a cette phase de son délire, on note déjù une profonde déchéance intellectuelle, ce qui n’est }>as le cas du prévenu qui montre, au contraire, une grande vivacité d’esprit. Enlin les prétendus troubles d(‘ la mémoire, accusés par Z. P..., ne se rencontrent pas dans le délire chroni- que, sauf tout à fait à la lin, ù la [)hase de démence. On connaît des amnésies dues à une lésion locale, mais elles sont accompagnées d’auti’es troubles intellectuels, cefjui n’est [)as le cas ici. On cite également des peiJesde mé-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22405483_0013.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)