Études sur le cathétérisme curviligne et sur l'emploi d'une nouvelle sonde dans le cathétérisme évacuatif / par J.-A. Gély.
- Gély, Jules Aristide, 1806-1861.
- Date:
- 1861
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Credit: Études sur le cathétérisme curviligne et sur l'emploi d'une nouvelle sonde dans le cathétérisme évacuatif / par J.-A. Gély. Source: Wellcome Collection.
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![professeurs ira-t-il pas écrit que « le degré de courbure des sondes impor- tait assez peu dans un canal composé tout entier de parties molles (1 ) ? » Sans doute ces opinions ne sont pas généralement acceptées par tous les praticiens, mais elles les dominent à leur insu et les ont conduits à ne relever que d’eux-mômes sur ce pointde thérapeutique chirurgicale. En pré- sence de cette dis[)osition des esprits, il y a presque de la témérité à pré- senter de nouveau les observations formulées par S. Cooper et à préco- niser une nouvelle sonde, spécialement modelée sur la courbure sous- pubienne du canal, comme rinstrument le plus favoralde pour le cathé- térisme curviligne. Nous aurions hésité en effet, si la démonstration des avantages de la nouvelle couii)ure avait été autn; chose (|u’un fait ])urement expérimental. Quelle (]uc soit la valeur ap[)arentc des comsidérations pathologiques et môme des recherches anatomicpies qiron peut présenter en celte circon- stance, elle resterait insul'fisantopour ébranler les habitudes et les convic- tions actuelles des chirurgiens. Comment d'ailleurs réclamer une confiance absolue pour des appré- ciations nouvelles, alors qu’on essaye de démontrer rinexactitude de doctrines (pi’une longue expérience semblait avoir consacrées? Avant d’ac- cepter des explications, toujours si faciles et parfois si ti'ompeuses, les pra- ticiens devaient en appeler avec raison à l’épi’cuve directe comme au seul juge infaillible. Mais de notre côté c’était aussi sur le contrôle de la pratique (|uc nous comptions le plus pour établir la supériorité de notre instrument, et rien dès lors ne devait plus nous retenir. L’expérience sur le cadavre et sur l’homme vivant établit de prime abord les avantages de la nouvelle courbure, et, jdusles épreuves seront répétées, ‘plus elles seront décisives. Les résultats obtenus ont été la consécration complèle des prévisions fournies par les conditions cliniques qui nous ont éclairé sur la portée du nouvel instrument. Celui-ci ne doit point son origine à des études pathologiques ou anato- miques, ces études n’étanl venues qu’après. Il est au contraire le fi uilex- (1) Malgaigne, Manuel de médecine opératoire.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22297376_0012.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)