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Credit: Recherches nouvelles sur la pellagre / par Ch. Bouchard. Source: Wellcome Collection.
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![que Odoardi publia, en 1776, la première]notice qui ait paru sur la maladie des Etats Vénitiens. Mais longtemps encore on devait considérer le scorbut alpin comme diffé- rent de la Pellagra. La maladie lombarde donna lieu, à partir de celle époque, à de nombreux travaux. Gherardini, en 1780 ; Albera, de Varèse, en 1781 ; Widemar, en 1784 ; Gaëtano Strambio, en 17SG, continuèrent l'œuvre de Fra polli et de Zanetii. Déjà, en 1781; la Société patriotique de Milan avait fondé un prix considérable relatif à l’étude de la pellagre, et en 1784, par les ordres de l’empereur Joseph II, un hôpital pour soixante pellagreux avait été ouvert à Legnano et confié aux soins de Strambio. A cette époque, les notions acquises sur la pellagre lom- barde se répandaient en dehors de F Italie, grâce surtout à deux jeunes étudiants de l'Université de Leyde, Wilhem- Xavier Jansen et Iiollen-Ilagen, qui l’observaient par eux- mêmes à l’hôpital de Legnano. Le premier en faisait le sujet de sa thèse, en 1787, et la même année, les observa- tions recueillies par le second prenaient place aussi dans la dissertation inaugurable de Yanden-Heuvell. Nous touchons au moment où les travaux de Fanzago vont démontrer l’identité de la pellagra et du scorbut alpin. Voyons ce qu’était devenue l’étude de cette dernière maladie dans la période de 4776 à 1789. En 4770, avons-nous dit, Jacopo Odoardi faisait con- naître les idées que son maître, Antonio Pujati, avait pro- fessées à l’Université de Padoue, et y ajoutait le résultat de sa propre observation. 11 y montrait le scorbut alpin en- démique non seulement dans le district de Fellre, mais encore dans les pays de Bellune et du Frioul, et connu des campagnards sous des noms très-divers, comme pel- larina, seollalura di sole, calore del fegato , mal délia spienza. Il ne connaissait pas d’ailleurs la pellagre lom- barde. Il dit seulement : « D’après ce que m’a commu- te niqué le savant Omobon Pizoni,on aurait publié à Milan « la description de cette maladie ou d’une maladie ana- “ logue appelée pellagra. » A peu près à la même épo-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21968196_0025.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)