Une grande figure de la chimie: Marcelin Berthelot / [Marcelin Berthelot].
- Marcellin Berthelot
- Date:
- [1926]
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Credit: Une grande figure de la chimie: Marcelin Berthelot / [Marcelin Berthelot]. Source: Wellcome Collection.
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![I mmrri KàlimJMEiEJ UNE GRANDE FIGURE DE LA CHIMIE: MARCELIN BERTHELOT C’est à ses débuts dans la vie scien¬ tifique qu’il rencontra Renan, qui venait de quitter Saint- Sulpice et d’entrer dans une petite pension de la rue Saint- Jacques, où il donnait des répéti¬ tions. 11 se lia avec lui d’une étroite amitié à la- FIG. 2.-M. BERTHELOT, PRÉPARATEUR quelle la au collège de france mort seule devait met¬ tre un terme. Les deux jeunes gens, animés d’une égale passion pour la vérité, confondi¬ rent leurs efforts. Berthelot enseignait à Renan les sciences]natu- relles, Renan lui expliquait l’exégèse et lui apprit l’hébreu, que le savant n’oublia pas : la semaine qui précéda sa mort, il s’occupait à déchiffrer un grimoire alchimique en langue hébraïque qu’on lui avait envoyé du Maroc. Après avoir travaillé avec passion au Labora¬ toire d’Enseignement pratique de Chimie, dirigé par Pelouze, rue Dauphine, il entra, en Janvier 1851, com¬ me préparateur au Laboratoire de Ba- lard, au Collège de France. Il soutint sa thèse de docto¬ rat ès sciences en 1854. En 1860, les prin¬ cipaux professeurs du Collège de France prirent l’initiative de de¬ mander pour lui la création d’une chaire de chimie organique à M. Duruy, ministre de l’In struction publique. Berthe¬ lot occupa, depuis, cette chaire sans interruption et se refusa tou¬ jours à la quit¬ ter; il ne passa pas un jour à Paris sans aller à son labora¬ toire : « J’ai vi¬ sité autrefois, écrit le chimiste Armand Gau¬ tier, ce labora¬ toire ,vaste salle froide et humi¬ de, mal éclairée, avec tout juste une hotte et une large table. Je le voyais l’hiver, courbé par le fig. 3. — Marcelin berthelot rhumatisme et A Quarante ans perclus de dou¬ leurs, travailler sans feu, car la nature et la précision de ses recherches ne lui permettaient pas de chauffer la salle où il faisait ses mesures. Il passait ses soirées et ses nuits à calculer. Il m’a raconté un jour qu’il avait dépensé plus de trente mille feuilles de papier pour le calcul des expériences de cette époque. »> Ses découvertes excitaient l’admiration de tous les corps savants : membre des Académies de Médecine (1863), des Sciences (1873), secrétaire perpétuel de cette Académie (1889), membre de l’Académie Française (1901), de l’Académie d’Agriculture, en France, il était nommé en même temps membre rde tous les grands corps scientifiques de l’étranger: So¬ ciété Royale de Londres, Acadé¬ mies de Berlin, Vienne, Saint-Pé¬ tersbourg Stock¬ holm, Turin, Amsterdam. Le Gouverne¬ ment de la Répu¬ blique lui avait dé¬ cerné la plus haute distinction dont il disposait, en le nommant grand- FIG. 4. — M. BERTHELOT DANS SON LABORATOIRE](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30625439_0004.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


