Drainage capillaire et tamponnement antiseptique du péritoine à l'aide de la gaze iodoformée / par S. Pozzi.
- Pozzi, Samuel, 1846-1918.
- Date:
- 1888
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Credit: Drainage capillaire et tamponnement antiseptique du péritoine à l'aide de la gaze iodoformée / par S. Pozzi. Source: Wellcome Collection.
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![Je crois qu’on peut simplifier souvent ce procédé et se borner à enfoncer directement dans la profondeur de la cavité des lanières de gaze. Une bonne précaution consiste à introduire en même temps un gros drain qui sert pour ainsi dire de centre au tamponnement et qui met à l'abri de toute rétention, au-dessous de lui, de liquide trop épais pour filtrer à travers la gaze. Je recommande aussi de n’employer que de la gaze iodoformée débarrassée par le battage de tout excès d’iodoforme pulvérulent. J’ai en effet observé une fois des signes d’intoxication iodoformée légère, et Mikulicz l’a notée également dans une de ses observa- tions. Enfin, je trouve utile de distinguer par une marque spéciale — par un fil coloré, par exemple — les diverses bandes de gaze pour savoir dans quel ordre on doit les retirer. Combien de temps doit-on laisser en place le tamponnement? Mikulicz recommande de ne retirer les bandelettes intérieures qu’après quarante-huit heures et de n’enlever le sac lui-même que deux ou trois jours plus tard. Il est facile de procéder sans diffi- culté à l’enlèvement des bandes de gaze, si on suit ma recomman- dation de faire une marque distinctive permettant d’ôter d’abord les plus superficielles, puis les plus profondes. Sans cela on s’expose à des tiraillements fâcheux. Si le tamponnement intérieur doit être respecté un temps assez long pour qu’une péritonite plastique aseptique ait le temps de se former autour de lui et de le circonscrire, il va sans dire qu’on devra changer le pansement extérieur aussi souvent qu’il sera nécessaire, c’est-à-dire environ trois fois par jour. Il s’imbibe en effet très rapidement de la sérosité sanguinolente que sécrète le fond de la plaie et que lui transmet le tampon, par drainage capil- laire. Il est impossible de donner des règles absolues pour les cas qui réclament le tamponnement, pas plus qu’on ne le peut pour le drainage. Une grande part est laissée au tact de l’opérateur. Le tamponnement doit être assurément un moyen d’exception, une ultima ratio, soit contre l’héinorrhagie en nappe (tamponnement hémostatique), soit contre une menace d’infection (tamponnement antiseptique protecteur). Dans ce dernier cas, deux circonstances différentes peuvent se présenter : A. L’infection d’une partie de la plaie existe au moment de l’opération, par suite de l’affusion de pus, de matière septique ou grâce à la présence d’une portion de tissu infecté qu’i] serait dangereux d’enlever. B. L’infection est à redouter après l’occlusion de la plaie abdominale, par déhiscence <1 une suture faite dans des condilions mauvaises, par perforation](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22461978_0010.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)