Volume 4
Traité de médecine / publié sous la direction de Mm. Charcot, Bouchard [et] Brissaud; par Mm. Babinski [and others].
- Charcot, J. M. (Jean Martin), 1825-1893.
- Date:
- 1891-1894
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Credit: Traité de médecine / publié sous la direction de Mm. Charcot, Bouchard [et] Brissaud; par Mm. Babinski [and others]. Source: Wellcome Collection.
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![Si répanchement est simplement çiazeiix, circonstance exceptionnelle dans le pneumothorax tuberculeux, il faut le laisser évoluer. Après quelques semaines, si l’on pense que la perforation est cicatrisée, si le pneumothorax s’est transformé en pneumothorax fermé, on pourra aider à la résorption du gaz en faisant une ponction évacuatrice, mais avec la plus grande prudence pour ne pas rouvrir la cicatrice et produire un pneumothorax ouvert, ou à soupape, plus dangereux que celui qui existait avant. Si répanchement séreux ou séro-purulent est très abondant et gênant par sa quantité; si, au contraire, bien que peu abondant, il persiste depuis longtemps sans augmenter ni diminuer et qu’on ait tout lieu de croire que la perforation est fermée, il est nécessaire dans le premier cas, souvent utile dans le second, d’évacuer le liquide. L’examen bactériologique indique qu’il n’y a pas d’autres micro-organismes que le bacille de Koch ; la thoracentèse est le moyen par lequel il faut évacuer le liquide. Comme dans le cas précédent, il faut la faire avec prudence pour éviter la réouverture de la fistule ou la rupture d’un second foyer tuberculeux; la ponction répétée n’évacuant qu’une partie du liquide paraît être la méthode de choix. M. Potain(') a proposé dans ces cas l’évacuation complète en remplaçant le liquide par de l’air stérilisé destiné à empêcher le déplissement du poumon. Il serait préférable peut-être de combiner les deux méthodes. Quant aux injections de solutions antiseptiques dans la plèvre, destinées à modifier la surface de la séreuse, à faciliter la résorption du liquide, elles n’ont pas donné des résultats si merveilleux dans le traitement des pleurésies séreuses sans pneumothorax, pour nous décider à les préférer à la thoracentèse répétée. Dans les cas^ au contraire, où Vépanchement est purulent (pyopneumothorax)^ l'examen bactériologicjue a démontré qu'au bacille de Koch étaient toujours associés les microbes ordinaires de la suppuration et des microbes saprogènes; il faut donner un libre écoulement au pus, il faut intervenir par la thoracotomie suivie de lavages. Cette opération laisse souvent des fistules persistantes, fort difficiles à guérir mais le danger réside dans la présence de pus dans la plèvre, et c’est avant tout ce danger qu’il faut combattre. PNEUMOTHORAX NON TUBERCULEUX Le pneumothorax non tuberculeux est, ainsi qu’on l’a vu, beaucoup moins fréquent que le pneumothorax tuberculeux. Les causes qui peuvent lui donner naissance sont extrêmement variables; dans tous les cas, il y a rupture de la plèvre, mais cette rupture se peut ])orter sur la plèvre viscérale ou la plèvre pariétale. Rupture limitée à la plèvre viscérale. — Cette variété de pneumothorax est la conséquence d’une pleurésie purulente amenant une fistule pleuro- bronchique. La pleurésie peut être enkystée, interlobaire ou générale. Cette (') Dallelin de l’Acad. de méd., 1886.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24906049_0004_1109.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)