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Credit: Arthropathies d'origine hémophilique / par Ch. Tecqmenne. Source: Wellcome Collection.
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![LE SCALPEL U WcLécc^l . cependant un peu moindre, trente éléments par millimètre cube (lymphocytes). Plus les signes méningés disparurent progressive- ment : le 26 octobre, la raideur de la nuque, le Kernig n’existaient plus ; la ponction lombaire donne six éléments par millimétré ■cube.' Du côté des membres, état stationnaire* on trouve une réaction de dégénérescence complète pour le muscle deltoïde droit 'et pour le muscle triceps fémoral gauche. A la date du 20 no- vembre, on constate à la palpation une atrophie nette du deltoïde et du triceps fémoral gauche. 2° cas. — .B. A., 3 ans et demi. Pas d’antécédents héréditaires personnels intéressants. Entré au service le 29 novembre. Quinze jours auparavant, sans prodromes connus, ni fièvre, ni angine, ni troubles intestinaux, l’enfant a eu de la difficulté à marcher. Cette difficulté s’est accentuée, l’enfant tombe souvent, il accuse de la douleur dans la région lombaire et, à l’occasion de la marche, dans les jambes. N’a jamais vomi, l’appétit est resté normal. N’a i pas eu de convulsions. A l’examen, rien de spécial, si ce n’est aux membres inférieurs. Les réflexes rotuliens et achilléens sont abolis. Un peu çle douleur- à la pression des muscles et des nerfs. Pas de symptômes cliniques d’irritation méningée. La ponction lombaire donne cependant un liquide en tension, dix éléments par millimètre cube (lymphocytes) renfermant plus d’albumine que normalement. Culture stérile. L’enfant peut encore mouvoir les membres inférieurs, mais ne peut marcher. Il n’y a pas de réaction de dégénérescence. Le 15 décembre, le liquide céphalorachidien est normal; et l’enfant commence à marcher lorsqu’il est soutenu. - Comme on le voit, il y a dans ces deux observations plus que ne comporte la description ordinaire de la poliomyélite antérieure classique et on peut considérer ces cas comme appartenant à la poliomyélite épidémique. Quant à la question de savoir s’il faut rattacher la poliomyélite épidémique à la poliomyélite antérieure clas- sique, cètte question est contestée . Certains auteurs ont donné à la première le nom de maladie de Heine-Medin pour la séparer de la seconde. . Netter croit qu’il est vraisemblable que ces deux affections sont identiques (Société médicale des Hôpitaux de Paris, io décembre 1909). Pour lui, il 11’y a pas de différence bien essentielle. En revoyant, en effet, soigneusement les obser- vations des cas sporadiques de la poliomyélite classique, on retrouve que les douleurs sont mentionnées dans quel- ques cas ; que la réaction méningée est loin de faire défaut ; Heubner déclare qu’il est difficile de différencier dans les premiers jours une paralysie infantile d’avec une ménin- gite aiguë; Strümpel a signalé, en dehors des épidémies, l’association de l’hémiplégie infantile et de la paralysie spinale. On connaît également la contagiosité familiale et les petites épidémies frappant quelques habitants d’une même localité. Nettêr pense qu’il s^^raéj^.même maladie due au même élénient pathogène, qu’il n’bxiste entre les formes épidémiques et sporadiques que des 'dïfférences en rapport avec la plus ou ;«ioins grande viruleneê, la plus ou moins grande ffifusifôîité de l’élément pathogène. Il n’en va pas autrement ifpur. la poliomyélite ,qfe pour la méningite cérébrospinale. La Vortalité est /pWr les deux maladies plus considérableT^tns les épidémies. Nos constatations'personnélle^^plaildeïà'en faveur de l’identification de la paralysie inftnfïïe classique et de la poliomyélite antérieure épidémique. Le second cas peut être considéré comrafc répondant en tous points à la des- cription ^ classique et:, nous y avons trouvé cependant une légère réaction méningée. Dans le premier cas, le tableau est également classique pour ce qui concerne les caractères de la paralysie, maïs la réaction méningée est plus nette. Il est probable que Sla recherche systématique de celle-ci faite avec les nouveaux moyens que nous possédons donne- rait très souvent, si: pas toujours, des résultats positifs'à la phase initiale de la maladie. Quant aux conditions qui augmentent la virulence du virus de la poliomyélite, on les ignore. Elles paraissent exercer leur activités sur un territoire assez étendu. Il est curieux de voir quel ces conditions sont assez semblables à celles qui augmentent la virulence du méningocoque, puisque c’est dans lès mêmes pays qu’on a vu apparaître •les épidémies de l’unè et l’autre affections. Faut-il y voir une influence nu cliifiàt ou de la race? Dr Al. Lamalle, Assistant cle la cliniqiie infantile. Arthropathies d’origine hémophilique Par l|. Dr CH. TecQmenné. | Un enfant, un garçon de huit ans, est pris sans motif connu d’une douleur'subite dans le genou; l’articulation est le siège d’un gonflement et la marche est devenue très pénible. La mère, quijMamène quelques jours après le début de ces symptômes, a soin tout d’abord d’appeler l’atten- ! lion sur certains adcidents habituels à l’enfant et qui j prouvent à l’évidence la diathèse hémophilique : épistaxis fréquents, hémorragies; abondantes à la moindre blessure, saignements ■ périodiques des gencives, se répétant depuis plusieurs années. Il existe d?ailleurs des antécédents fami- liaux. Deux ans auparavant, à la suite d’une contusion légère, il fut pris de cjouleur dans la hanche avec incapacité fonctionnelle et contracture musculaire, ce qui flt croire à une coxalgie Soumis, au repos et à la traction continue, il guérit en moins de;deux mois. De plus il est sujet à des douleurs articulaires [localisées au genou ou coude d’une lui laissait le. grand hygiéniste pour se tresser une couronne croire qu’il avait sauvé le pays ! Qui nous délivrera dès pontifs traitant l’hygiène < Paturot traitait les monuments ? Cet excellent confrère avait enfin ; trouvé une position sociale, et venait d’être nommé conservateur des monuments. Son premier -geste fut de procéder à un recense- ment statistique de tous les édifices susceptibles d’être classés mo- numents. Dès que les fiches furent dressées, répertoriées et enfer- mées dans de-beaux cartons, Jérome Paturot eut le large sourire 1 de l’homme satisfait de soi. Contemplant l’ordre impeccable de son casier: Maintenant, dit-il, les monuments n’ont qu’à se tenir. Je les ai tous sous l’œil et ils seront bien conservés ! Nous est avis qu’avant d’ériger les décrets d’hygiène en mesures de guerre, il serait bon de modifier quelque peu certaines cou-, tûmes faciles à transformer. La propreté corporelle est- une politesse que bien des gens ignorent. Les grandes villes auraient vraisemblablement tout avantage à multiplier les bains, douches et piscines populaires. Sans aller jusqu’à confirmer la réalité de ce mot prêté à un notable Liégeois : Il y a des gens, qui ont la manie de se laver les mains trois fois par jour — avec, cela, qu’on se lave les pieds? nous pensons qu’il y a bien des gens n’ayant jamais pris un bain qu’à leur naissance... et encore? Nous voudrions qu’on nous montrât le pensionnat où le bain fut obligatoire, et les installations balnéaires suffisantes pour un agrégat de jeunes gens. Avant de désinfecter les choses on ne' ferait pas mal d’apprendre aux hommes à se désinfecter et sur- Mais; n’abord ai-je .pasj'là un terrain trop sérieux pour moi ? Je quitte à regret... pouHponter une histoire de bain. Un jeune Turc de passage à Paris avait été l’objet de proposi- ms intérèèsées pour urëcmariage... suivant la loi de Mahomet. : bon Turc, se défiant c|è l’entremetteur et ne voulant pas acheter chat dans un sac, tenait absolument à, voir ayant de conclure. :Ôn lui promit donc d< lui réserver une entrevue dans le genre des vieillards, mais en lui faisant jurer ;, de ne faire derrière les tentures de la jjjvement révélateur de son indiscrète et in- de celle de Suzanne sur la barbe du prophèt salle de bain aucun congrue présence. - • Le Turc jura et s La jeune Houri ne tar<jl, tout le laisser aller d’ Av ait-elle t sous les .rideaux. . pas à se plonger dans la baignoire avec line personne se croyant bien :sêùle. quelque . malaise ? toujours est-il que le Turc assista bientôt à jin singulier spectacle.. - tîn bruit sourd et p olongé éclatait dans le fond de la bai- gnoire, suivi de pétillement de petites bulles à la surface de l’eau. Cette musique se renqSvela plusieurs fôis, toujours accompagnée d’un nouveau claquement de bulles. Le Taire, très satisfait de sa visite, voulut dès le lendemain recevoir la dame dand son harem et pour lui faire accueil se fit apporter du vin de jhampagne. (Ne pas s’étonner de ce man- quement aux lois coraniques, le champagne ce n’est pas du vin, limonade). egardant crever la mousse pétillante gracieuse] icnt 1 Turc, : bail livr ablutions indispensables.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22418301_0003.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)