Volume 1
La physique des arbres; où il est traité de l'anatomie des plantes, et de l'économie végétale: pour servir d'introduction au Traité complet des bois et des forests. Avec une dissertation sur l'utilité des méthodes de botanique; & une explication des termes propres à cette science, & qui sont en usage pour l'exploitation des bois & des forêts / par M. Duhamel du Monceau ; ouvrage enrichi de figures en taille-douce.
- Duhamel du Monceau, M., 1700-1782.
- Date:
- 1788
Licence: Public Domain Mark
Credit: La physique des arbres; où il est traité de l'anatomie des plantes, et de l'économie végétale: pour servir d'introduction au Traité complet des bois et des forests. Avec une dissertation sur l'utilité des méthodes de botanique; & une explication des termes propres à cette science, & qui sont en usage pour l'exploitation des bois & des forêts / par M. Duhamel du Monceau ; ouvrage enrichi de figures en taille-douce. Source: Wellcome Collection.
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![prodigieux de vaiffeaux qui font revêtus d’un duvet très-fin : fi l’on convenoit que la chair des/ruits eft un tilTu cellulaire très- dilaté Sc abreuvé de fucs,il fuivroit des obfervations que nous venons de rapporter , que ce tifili eft différemment organifé dans les arbres de différente efpece, ce qui paroît encore devoir être une conféquence de quelques obfervations que nous avons faites fur la moëlle. J’ai examiné au microfcope le tiffu cellulaire des racines po- tagères , & je n’ai apperçu que de petits flocons femblables k de petits morceaux de moëlle d’arbre, ou k de la moufle de favon, ainfi que Grew nous les repréfente. J’ai encore examiné au microfcope des petits morceaux de tiflli cellulaire que j’avois détachés par la macération, de quel- ques branches de Tilleul ( Fig. 7 ) : quelquefois j’en détachois pi. ri. fig. 7 de petits corps ovales, de figure aflèz régulière, & que je foup- çonnois être les véficules de Malpighi & de Grew ] mais fou- vent je n’y pouvois rien découvrir de régulier ; & quand j’expofois un des petits corps ovales dont je viens de parler, à une forte lentille, il me repréfentoit encore un petit frag- ment de moëlle d’arbre : ainfi j^voue que je n’ai pu parvenir k appercevoir dans les arbres , d’une façon bien diftinfte, les bourfcs ou les utricules de Malpighi & dç Grew. Je rte nie ce- pendant pas leur exiftence ; je me contente feulement d’aver- tir que mes obfervations au microfcope me préfentenc l’idée d’un tiflTu cellulaire que je comparerai, ainfi que Grewe l’a fait, k l’é.eume du vin qui fermente , ou k de la falive dans laquelle on fuppoferoit des grains d’une fubftance plus com- pade , qui ne diffère peut-être pas eflentiellement du refte du tiflu cellulaire. Quand j’ai voulu obferver avec un microfcope qui groflif- foit beaucoup, des morceaux de tiflu cellulaire qui avoient refté long-temps en macération, j’ai apperçu qu’ils étoient tra- verfés par quantité de fibres d’une finéfle fi grande, que je n’ai pu en prendre une idée bien jufte ; mais elles me font foup- çonner qu’on ne connoît pas bien la véritable ftrudure du tiflii cellulaire, qui n’eft peut-être pas aufli fimple qu’on le penfe, ni, comme je l’ai déjà dit, uniforme pour tous les arbres, D I](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28773159_0001_0101.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)