Considérations pratiques sur le cancer du sein et la diathèse cancéreuse / par le Docteur Filhos.
- Filhos, J. B.
- Date:
- [1854?]
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Credit: Considérations pratiques sur le cancer du sein et la diathèse cancéreuse / par le Docteur Filhos. Source: Wellcome Collection.
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![s surtout quand ils concordent avec l'apparition de douleur lancinantes, peuvent beaucoup nous servir pour arriver ia connaissance de l’existence d’un cancer. Ainsi dans squirrhe, la tumeur devient peu à peu irrégulière ; el s’étend par irradiations indurées, et la peau qui en recou vre la surface se fronce, se raccornit et semble revenir su elle-même vers le point où l’altération fait le plus de progrès Dans l’encéphaloïde, elle acquiert te plus souvent d’assez bon ne heure un aspect mamelonné ; et tandis que tous les mame| Ions pathologiques que l’on observe à sa surface prennent u accroissement de plus en plus prononcé, il en est un qui offr une marche plus rapide et s’étend plus vite du côté de la pea qu’il soulève, envahit, distend, enflamme et ulcère. Le volume de la tumeur à sa première période est encor] insuffisant pour l’objet que nous cherchons. Médiocremen prononcé dans le squirrhe, tandis qu’il l’est généralemen beaucoup plus dans l’encéphaloïde, ce caractère ne peut êtr de quelque utilité pour le diagnostic du cancer que lorsqu la tumeur est déjà ancienne, arrivée à un certain degré d’alté¬ ration , et quelle commence à revêtir la forme irrégulière. Quelques praticiens, du plus haut mérite d’ailleurs, croie» que la seule appréciation d’une mobilité plus ou moins pronon cée de la tumeur peut les conduire à reconnaître un cance commençant. Je ne puis partager une telle opinion; et d’ailleu nous ne cherchons pas ici, surtout quand il s’agit de se pre noncer pour ou contre une opération, une simple probabilité nous avons besoin d’une certitude. Eh bien! le plus ou moin de fixité ou de mobilité de la tumeur ne nous la donne pa toujours, et nous ne pouvons nullement ainsi, dans le cas, pa exemple, que nous avons supposé, asseoir avec précision évidence pour tout le monde le diagnostic différentiel entr l’hypertrophie, l’engorgement simple et le cancer d’une parti de la glande mammaire. Nous n’éprouverions pas unemoindr difficulté si la tumeur, au lieu d’être dans la glande elle-même avait son siège dans le tissu cellulaire et graisseux très abon dant, qui compose le sein; car dans ces cas, encore, d’après l’opir](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30561929_0006.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)