Volume 1
Traité de médecine ... / publié sous la direction de MM. Charcot, Bouchard, Brissaud.
- Date:
- 1891-1894
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Credit: Traité de médecine ... / publié sous la direction de MM. Charcot, Bouchard, Brissaud. Source: Wellcome Collection.
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![fie leur pigment, le nom de Cynnoj)liyfées : au point de vue morphologicpn», considérer les Bactéries comme des Champignons serait aussi peu scicnliliipie que de grouper ensemble les Oiseaux et les Chauve-souris, sous prétexte que ces ôtres possèdent en commun la faculté de voler. Dans rétat actuel de nos connaissances, t ordre des Algues cyanophycées peut être subdivisé en deux familles, suivant que la reproduction a lieu par kystes, c'est-à-dire par des cellules ordinaires du corps île la piaule (pii épais- sissent leur membrane pour passer à l'état de vie latente, en constituant ce qu'on peut appeler des arllirosporc^^^ ou bien par spores vraies, c'esl-à-dire par formation, à rint('rieur d'une cellule végétative, d'une nouvelle cellule pourvue d'une membrane propre et dont la mise en liberté a lieu par destruc- tion de la membrane ]>rimitive. La première famille a reçu le nom de Nosto- cacées, la seconde celui de U(irtér'iori''('>>. Mais il faut remar(pu^r de suite que la limite de ces deux familles est incer- taine, car, d une part, les spores endogènes sont encore inconnues dans bon nombre de Baclériacées, et, d'autre part, il est possible que la formation des kystes ou arlhrospores, signalée exceptionnellement et dans certaines condi- tions de milieu, se jiroduise également dans l'évolulion normale de plusieurs d'entre elles. Le mode de végétation a aussi sa valeur pour la systématique. Unicellulaire ou pluricellulaire, le Champignon se cloisonne dans une seule direction ; les cellules, quand elles ne s'isolent pas les unes des autres, forment des fdaments continus ou articulés à croissance terminale, qui peuvent se ramifier et s'en- chevétrer en un feutrage plus ou moins dense, ressemblant à un parenchyme vrai, mais (pii, en réalité, n'est qu'un pseudo-parenchyme. Chez les Bactéries, qui pour la plupart se cloisonnent dans une seule direction, même quand elles forment des zooglées, on observe en plus dans quelques cas, ainsi qu'on l'a déjà fait remarquer, un cloisonnement dans deux ou trois directions, comme chez les autres Algues; le corps du Bacteiiion )iu'ri><ij)op(i'(li<ji(h's. ou celui d'un Sarriiw, doit être considéré comme un parenchyme vrai. Cohn. après avoir dès l'année [Hti7) et plus tard avec plus de précision, en 1S7'2, fait sortir définitivement les Bactéries du règne animal, où quelques-uns les plaçaient encore, puis de la classe des Champignons où les rangeaient la plu- part des auteurs (|ui n'en faisaient pas des animaux, a donné, en 1875, une clas- sification dans hupielle il disposait parallèlement les genres de Bactériac(''es et ceux des Algues inférieures pourvues du pigment vert-bleu caractéristique des Cyanophycées. Car, d'une part, un bacille coloré ne diffère pas, génériquement, d'un bacille incolore; d'autre part, un Leuconontor ne diffère pas non plus géni'riquement d'un Nostoc colon''. Pour perdre leur chlorophylle, le I.i'iiro- )iostoc et les Beggiatoa ne se rapprochent pas. en eflet, autant (pi'on pourrait le croire, des autres Bactéries. La base la plus rationnelle pour la classification des Algues infc'rieures, dont les Bactf'ries font partie, parait être la considération des spores, qui peuvent être, comme on l'a vu, des arlhrospores ou des spores endogènes. Parmi les organismes à arthrospores,on trouve quelques êtres spéciaux, sans chlorophylle (Leuro)(.t)sloc, Bcf/giatoa, etc.) ; ceux qui produisent des spores endogènes comprennent les Bactéries proprement dites. Au point de vue purement bota-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b20415989_001_0027.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)