Volume 1
Traité de médecine ... / publié sous la direction de MM. Charcot, Bouchard, Brissaud.
- Date:
- 1891-1894
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Credit: Traité de médecine ... / publié sous la direction de MM. Charcot, Bouchard, Brissaud. Source: Wellcome Collection.
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![d'une enveloppe gélatineuse, par la niasse plus ou moins grande de celle enve- loppe, par sa force de cohésion plus ou moins considérable. On doit aussi faire intervenir les propriétés spécifiques de chaque type, la composition et la manière d'être du substralum, qui ont certainement de rinlluence sur la forma- lion de ces Zoogk'es. Suivant leur densité, les zooglées se portent à la surface ou tom]>ent au fond du liquide de culture. Leurs propriétc's régleront ensuite leur façon de se former en colonies et le mode d'agrégation de leurs éléments. Les plus remarqua]>ies, parmi celles qui se forment dans les liquides, sont le J^eu- coaostoc ou gomme des sucreries et le Kê/ir. Le premier est une bactérie ronde, en chapelet, avec enveloppe gélatineuse et compacte, pouvant remplir en quelques heures des cuves entières et ressemblant à du Irai de grenouille. Le second se présente sous forme de grains employés })ar les habitants du Caucase dans la préparation d'une liqueur gazeuse et aciduh'c qu'ils l'etirent du lait; ces grains sont formés en majeure partie par des bâtonnets pour la plupart révmis en filaments enchevêtrés et reliés entre eux par une épaisse membrane gélatineuse; on a donné à cet organisme le nom de Dispora cauca- sica. Sur les milieux solides, la formation des zooglées est beaucoup plus fréquente et s'explique facilement. De même que les premières, elles varient d'aspect suivant les organismes (pii leur donnent naissance. Le mode de groupement fournil pour dill'(''rencier et caractériser les formes des indices d'autant plus précieux (pie, dans celles (|ui sont très petites, la distinclion des cellules isolées devient j)lus difficile. Les dilférences spécifiques doivent cerlainement exister dans les cellules isolées; mais les moyens de recherche dont nous disposons ne permettent pas de les reconnaître facilement; par contre, ces dilVérences deviennent plus marcpiées (|uand ces mêmes cellules sont réunies en masse. C'est ainsi que beaucoup de cellules qui, par rapjiorl aux lîactéries, sont énormes et très conqtli(piées, comme celles d'une plante de la famille des Liliacées, ne peuvent être rapportées sûrement quand on les considère isolées, à un Lis ou à une Tulipe; mais leur réunion naturelle, leur mode de groupement ne })ourra jamais former qu'un Lis ou une Tulipe, et c'est par là seulement qu'on pourra reconnaître qu'elles sont d'origine dilïérente. Bien avant qu'on ait pu avoir des notions suffisantes sur la structure intime des lîactéries, on les a considén'cs comme formées par des cellules (ju'on croyait réduites à une simple masse protoplasmique ; plus tard, la technique microscopique a révélé l'existence et les propriétés de la membrane qui entoure la masse protoplasmique. Dans les formes les plus petites ainsi que dans les plus grosses, le protoplasme se montre comme une substance presque entière- ment homogène, pourvue d'une certaine transparence; rarement il apparaît finement granuleux. Ces granulations peuvent être de nature diverse; les matières protéiques dominent. On est allé jusipi'à considérer chacun de ces grains comme autant d'êtres distincts {micruztjmas). Butschli a cru démontrer récemment l'existence d'im noyau dans plusieurs Bactéries, mais les caractères morphologiques de ce noyau seraient si particuliers qu'il y a lieu de douter de sa nature ('). D'ailleurs. O. Zacharias, qui avait aussi décrit antérieurement un (') ^'oi^ les travaux de Iîrnst, I^rotopotoff, Altmann, ZACiiAr.iAS, etc. — Voir Aiin. l'ast. et Progrès médira}, iiiaL juin 18'JL](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b20415989_001_0021.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)