Volume 5
Traité de médecine ... / publié sous la direction de MM. Charcot, Bouchard, Brissaud.
- Date:
- 1891-1894
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traité de médecine ... / publié sous la direction de MM. Charcot, Bouchard, Brissaud. Source: Wellcome Collection.
13/918 (page 5)
![coïncidence de la délerminalion péricardique avec l'acmé du rliumatismc aiii- culaire, conforme d'ailleurs avec l'évolution des manifestations d'ordre infec- tieux, doit contribuer à ruiner l'ancienne hypothèse de la métastase des arthro- pathies sur le péricarde. Le rhumalkme hlenaorrhagique paraît pouvoir s'accompagner, bien qu'excep- tionnellement, de péricardite. Le fait lui-même, nié par Fournicr, est admis par Ricord, par Maurice Raynaud, s'appuyant sur des observations person- nelles et sur un cas de Lehmann, par E. Besnier, et aussi par lîernheim et par C. Paul, qui ne se prononcent cependant qu'avec réserves. S'agit-il en pareil cas d une détermination rhumatismale, ou de la localisation sur le péricarde comme sur les séreuses articulaires de l'élément spécifique de la blennorrhagie, maladie infectieuse? Ce serait vouloir trancher la question toujours pendante de la nature du rhumatisme blennorrhagicjue; nous ne saurions l'entreprendre ici. La chorée s'accompagne assez fréquemment de péricardite et surtout d'endo- péricardite qui parfois précédent l'apparition des mouvements choréiques. H. Roger a noté 5 fois la péricardite. 19 fois l'endopéricardile et M fois l'endo- cardite seule, sur 71 observations; Ollivier {'), sur 30 cas, a constaté l!2 car- diopathies : 1 fois la péricardite et 11 fois l'endocardite. Ici encore se pose la question des relations de la chorée avec le rhumatisme; résolue affirmative- ment par Botrel, G. Sée, H. Roger, ^L^urice Raynaud, West, Ollivier, etc.. elle est niée par d'autres et en ])articulier par Jofl'roy (^). Nous n'avons pas à •* nous prononcer; rappelons seulement que c'est au rhumatisme que l'on rap- porte dans la première opinion la genèse des accidents p(''ricar(li(pics C'est à cette manière de voir <pie se rallient Raymond, et Picot et d'Espine. Peul-élre les cardiopathies ne se monirent-elles que chez les choréiques }'Iiu)natiii(in(:<, ce qui pourrait expliquer en partie les divergences d'opinion à cet égard. Après le rhumatisme, ce sont les maladies infectieuses pleiiro-pidnioiiaircx qui représentent une des causes les plus fréquentes et les mieux connues de péricardite. La pleurésie, très souvent, coexiste avec la péricardite; mais on conçoit qu'elle n'est généralement (dans le rhumatisme aigu, par exemj)le) ({u'une loca- lisation morbide au même titre que la péricardite et cpie, par suite, elle ni' sau- rait en être regardée comme la cause directe, alors même qu'elle aurait apparu avant celle-ci. On ne devra pas davantage considc'rer, dans des cas analogues, la péricardite comme cause de la pleurésie lorsque la plèvre est afl'ectée après le péricarde. Nous avons déjà dit, du reste, que la contiguïté de tissu, entre la plèvre gauche et le péricarde par exemple, peut sans doute préparer le terrain pour la détermination péricardique et faciliter le transport du germe pathogène par les voies de circidation lymphatique; c'est du moins ce que tendraient à établir les recherches de Colrat (de Lyon). La pleurésie, d'ailleurs, est une détermination presque constamment secon- daire; aussi n^cst-elle pas le plus souvent par elle-même la cause de la péricar- dite : c'est la pneumonie, la tuberculose, en un mot, la maladie infectieuse (') Ollivier, Lerons rlinir/ues sur les malarlies îles enpinls. l'nris, ISSO. (-) In Tlièse de Sahic: Paris, 1883. et .S'of. méd. des hôp., 5 avril I81U.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b20415989_005_0013.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)