Volume 4
Traité de médecine ... / publié sous la direction de MM. Charcot, Bouchard, Brissaud.
- Date:
- 1891-1894
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Credit: Traité de médecine ... / publié sous la direction de MM. Charcot, Bouchard, Brissaud. Source: Wellcome Collection.
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![tl'aulrc part dans l'abcès. C'est encore un pyopneumotlioi'ax qui se forme, soit d'emblée, soit a[)rès quelques jours seulement. Affections des poumons. — Les obrèi^ chi pouniiin. s'ouvrent (juelquefois dans la j»lèvre et y déterminent, suivant qu'ils communiquent ou non avec les bronches, une pleurésie purulente ou un pyopneumolhorax. Mais les abcès du poumon qu'ils soient consécutifs à la pneumonie, à la broncho- pneumonie, à des iufractus pulmonaires, sont rares et s'ouvrent de préfé- rence dans une bronche pour s'éliminer sous forme de vomiques. Les petits abcès, les vacuoles de la bfoncli(j-pneunw))ie sont cepcMidanl, d'après Rilliet et Barthez, une des causes de la fréquence du pneumothorax chez les enfants au-dessous de sept ans; on dt'couvre dans les poumons atteints de broncho-pneumonie des vacuoles au début, des vacuoles bien formées, et enfin des vacuoles perforées. L'absence ordinaire d'adhérences pleurales an niveau de ces vacuoles superficielles explique la fréquence relative du pneumo- thorax dû à leur rupture, chez les enfants de deux à quatre ans chez lesquels la broncho-pneumonie est fréquente. Le pneumothorax par 'niplicre de Ici/sle liyd(Hi(jui' du po}/nio)i existe, mais il est plus rare encore que le précédent. La dilatation des brouches figure pour 10 cas dans la statistique de liiacli : le pyopneumolhorax résulte de la rupture dans la plèvre de la bronche dilatée et très superficielle; cette complication delà bronchectasie est plus rare (pi on ne pourrait le penser tout d'abord, à cause de la pleurésie chronique qui existe souvent à son niveau et des adhérences pleurales (jui en résultent; elle entraîne d'ailleurs toujours la production d'un pyopneumothoi'ax qui devient ordinaire- ment putride et se termine par la mort. Le cancer pleuro-jrnlntonaire et bien plus souvent la (/ain/rcnc plearo-pul- iiionnii-e peuvent être la cause d'un pneunif)!borax. Ou trouve cette dernière cause signalée 7 fois dans les statistiques de Saussier, et (15 fois dans celle de Biach, qui la considère comme la plus fréquente après la tuberculose. La jier- foration dans les gangrènes corticales, soit diffuses, soit localisées, apparaît, tantôt au début de la maladie, tantôt, au contraire, à une pc-riode tardive : h; pyopneumothorax putride qui en résulte hâte la terminaison fatale de cette alîection dc'jà si grave par elle-même. Reste enfin une cause importante, mais encore discutée, de pneumothorax, c Gsi Vempinjsème pulmonaire. Saussier le note .') fois et Biach 7_fois seule- ment; mais s'il est relativement rare, son étude n'en est pas moins importante à cause de son évolution spéciale et du pronostic qu'il comporte. L'emphysème est une alTeclion fréquente, mais qui détermine rarement le pneumothorax; chez les enfants, l'emphysème est une complication très fré- <piente, presque obligée, de la bronchopneumonie et de la co(pieluche; le pneu- mothorax est rare dans la bronchopneumonie et il est jiresipie toujours dû à la rupture d une vacuole sous-pleurale; il se produit cependant quel(]uefois à la période terminale une rupture d'alvéoles emphysémateux, mais elle produit l'emphysème sous-pleural, l'emphysème du médiastin et enfin l'em- physème sous-cutané, exceptionnellement le pneumothorax. Il en est de même](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b20415989_004_1105.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)