Volume 4
Traité de médecine ... / publié sous la direction de MM. Charcot, Bouchard, Brissaud.
- Date:
- 1891-1894
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Credit: Traité de médecine ... / publié sous la direction de MM. Charcot, Bouchard, Brissaud. Source: Wellcome Collection.
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![l'NE U MOTIIOU AX. 109) amphori({ue, ot, s'accompagner d'un état (lyspnéùiuc assez manjué i)Our l\\\i-ç. |>cnser à un pneumolliorax. Mais le souffle ampliDriquc s'entend précisément là où la percussion dénoie une forte malilé contrairement à ce qu'il a lieu dans le pneumothorax ; il ne s'accompagne pas d'ailleurs du tintement métallique, ni du bruit d'airain, il disparaît dans les petits mouvements respiratoires cl s'accompagne souvent de gargouillement; dans la pneumonie les vil)rations Ihoraciques sont non pas abolies mais exagérées; dans la pleurésie il y a de l'égophonie, de la pccloriloquie aphone. Il n'est pas l)eaucoup plus facile de confondre une i)leurésie séreuse ou pu- rulente avec un hydro ou un pyopneumolhorax. L'exagération de la sonorité existe dans les deux cas au-dessus de l épanclie- ment, mais dans le premier il y a augmentation des vibrations, et augmenla- lion ou diminution du murmure vésiculaire, mais jamais abolition complète: dans le second il y a généralement à ce niveau tous les signes de l'épanche- ment gazeux. Il en est un d'ailleurs qui lève tous les doutes, car il est patliogno- monique de la coïncidence d'un épanchemenl gazeux et d'un (>panchemeid liquide dans la plèvre : c'est le bruit de fluctuation thoraciquc. Ce ]>rnil cependant peut manquer lorsque l'épanchement licpiide ayant empli toute on presque toute la plèvre : le diagnostic de pleurésie est le seul qu'on puisse faire en pareille circonstance. Mais lorsque, par une ponction aspiratrice, on a évacué une certaine quantité de li<juide, les signes d'cpanchement gazeux reparaissent au-dessus de la ligne de malilé, le bruit de fluctuation se pro- duit et l'on trouve un hydropneumothorax là où Ton avait cru à une simple pleurésie. Il faut éviter toutefois de confondre la fluctuation thoraciquc avec la fïuc- tuatio)i stomacale. Un examen attentif du siège exact du bruit de Ilot, la possi- bilité de le produire au niveau de l'estomac par la percussion liruscjue des pa- rois lèveront rapidement tous les doutes. Dans un cas curieux, Riegel observa chez un malade, trf)is jours avant la mort, à la base gauche du thorax, de l'ini- mobilit*' du diaphragme, du tyinpanisme, de la respiration anqihoriipie, le bi uit d'airain; à l'autopsie il trouva le diaphragme refouh jusqu'à la i- côte par uik» anse du gros intestin rempli de gaz. Un, iliarpioslh: souvent fort délicat est celui (jui permet de dislini/i/er le pneu- mothorax vrai, du pneumolliorax sous-plirénique. On sait (pie Leyden (') a désigné ainsi les collections hydroaériques situées à la partie sup('riein-e de la cavité abdominale et qui, refoulant en haut le diaphragme, doiuienl lieu à des signes physiques qu'on perçoit dans la région thoraciquc. Le pyopneumothorax sous-phréiiiipie est surtout consécutif à des ulcères simples de restomac ou du duodénum, 41 fois sur 100 moins souvent à des kystes hydatiques du foie et de la rate et à des pérityphlites, 10 pour 100 plus rarement à la cholélithiase, aux abcès de la rate, des reins, au canc(u- de l'estomac, à la inétrite puerpcu-ale. Leyden a indiqué les principaux éléments permettant d ('tablir le diagnostic du pyopneumothorax sous-phrénique. 1 L'existence dans les antécédents des symptômes d'uneal'feci ion abihuninale ; (') I^EYDCN. l'yoprif niiiollioi'.'ix siili|ilirriiii-iis, Zclltu-lirifl fiir hlinisiiic Mcilii-i)!. [, \>Ht).](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b20415989_004_1099.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)