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Credit: Hermaphrodisme. Source: Wellcome Collection.
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![Poissons [voy. plus bas) ; on n’en connaît aucun exemple authentique chez les Vertébrés supérieurs ; par contre, il arrive assez fréquemment chez ces derniers qu’un même animal présente, par suite d’une anomalie du développement, quelques-uns des caractères distinctifs des deux sexes. Cet hermaphrodisme anormal est toujours très-imparfait; l’étude des formes variées qu’il alfecte chez l’homme et les Mammifères les plus voisins fait l’objet du présent article. S’il est un chapitre de tératologie qui soit propre à nous montrer de la façon la plus évidente combien cette science est étroitement subordonnée à l’embryolo- gie normale, c'est à coup sûr celui qui se rapporte aux vices de conformation des organes génitaux. Aussi nous paraît-il indispensable, avant d’aborder la description des différents cas d’hermaphrodisme constatés dans l’espèce humaine et chez quelques Mammifères, de rappeler brièvement l’évolution normale de l’appareil reproducteur chez l’embryon. Vers la fin du deuxième mois de la vie intra-utérine l’ébauche des organes de la génération est représentée par les glandes génitales primi- tives [testicules ou ovaires), par le corps de Wolff et son canal excréteur (voies c/énitales mâles) et par les conduits de Millier [voies génitales femelles). Tous ces conduits débouchent dans le cloaque par l’intermédiaire du sinus uro-génital ; c’est à l’ex- trémité antérieure de la fente cloacale qu’apparaissent ulté- rieurement les rudiments des organes génitaux externes, à sa- voir l'éminence génitale (pénis ou clitoris), le sillon génital (portion terminale de l’urèthre ou petites lèvres) et les replis génitaux (scrotum ou grandes lèvres [voy. la figure]). Chez le mâle les glandes génitales de- viennent les testicules, et les canaux de Wolff les canaux dé- férents. Les conduits de Müller disparaissent, à l’exception de leurs extrémités (utérus mâle et hydatides non pédiculées). Les corps de Wolff aussi s’atrophient, sauf en ce qui concerne la partie moyenne qui s’accole de chaque côté au testicule et se trans- forme en épididyme. Le tubercule génital se change en pénis. Le sillon génital se ferme, constituant un canal (portion spongieuse de l’urèthre) qui fait suite au sinus uro-génital (portion membraneuse). Les replis génitaux se soudent sur la ligne médiane et donnent ainsi naissance au scrotum. Chez la femelle les glandes génitales développées représentent les ovaires. Les conduits de Müller confondus dans leur partie inférieure fournissent les trompes, l’utérus et le vagin. Les canaux et les corps de Wolff disparaissent, à l’exception Figure schématique indiquant la disposition des organes et i des conduits génito-urinaires sur un jeune embryon de mammifère. cw, corps de Wolff. — og, glande ou organe génital. — m,m, conduits de Müller. — w,w, canaux de Wolff. — cg, cordon génital. — u,u, uretères.— v, vessie. — su, si- nus uro-génital. — 7, intestin poslérieur. — cl, cloaque.— ig, tubercule génital.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22448962_0006.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)