Des congélations observées à Constantinople pendant l'hiver de 1854 à 1855 / par M. Legouest.
- Legouest, Venant-Antoine-Léon, 1820-1889.
- Date:
- 1856
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Credit: Des congélations observées à Constantinople pendant l'hiver de 1854 à 1855 / par M. Legouest. Source: Wellcome Collection.
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![10 qui excilaieiu en un mol. la œaciion. Chez ceux-là, les (>arties présenlaienl d’abor-d un gonllementassez no- lable; elles étaient marbrées de teintes rouges, blan- ( heseï violettes,durcissaicntun peu, et passaient» dans les premières vingt-quatre heures, à l’étal que nous avons signalé. Nous n’avons ])as rencontré à Constantinople un des effets du froid très-bien décrit [>ar M. Bégin, dans le Dictionnaire de Médecine et de Chirur(jie I pratiques, et que nous avions pu constater nous- ! même en décembre 1840 à l’armée du Rhin. Ex- j posées nues à un vent de bise très-froid et violent, ] les parties et surtout les mains ne lardent pas à j pâlir, pour prendre bientôt la couleur et la consis- ; tance de la vieille cire blanche; elles sont un peu tu- méfiées, insensibles etcomplèiement inertes. M. Bégin signale le danger, en pareil cas, d’une réaction trop i vive, et nous avons vu tomber en gangrène des parties sur lesquelles on avait négligé d’en régler convenablement la marche. Peut-être nos confrères de Crimée ont-ils pu observer ces accidents, que nous rappelons ici parce qu’ils donnent lieu ii des gan- grènes secondaires, comme ceux que nous avons dit avoir plus souvent rencontrés. | Il nous a été donné de voir, dans les nombreuses i autopsies que nous avons faites, les altérations ana- tomo-pathologiques résu liant des effets du Iroid. Les escharres produites d’emblée ne présentaient rien de spécial ; elles se comportaient selon la profondeur à lacjuelle les parties avaient été atteintes. Dans les tissus qui avaient éprouvé une réaction, on ren- contrait l’infillraiion séreuse ou purulente des couches cellulaires; des traînées gangréneuses sui- vant les os et aboutissant soit à des ulcérations, soit à des foyers pui ulents. Les os étaient devenus plus friables. Ils présentaient une raréfaction de leur substance, dont les aréoles étaient imbibées d’un li- quide jaunâtre, glaireux, sanguitiolent ou purulent. Celte altération se remarquait surtout vers leurs](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22331049_0016.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)