Memoire de la Société royale des sciences de Montpellier : au sujet de l'histoire naturelle de la province de Languedoc.
- Société royale des sciences (Montpellier, France)
- Date:
- M.DCC.XXVI
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Credit: Memoire de la Société royale des sciences de Montpellier : au sujet de l'histoire naturelle de la province de Languedoc. Source: Wellcome Collection.
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![Pareillement les Animaux, s*ils font d’une Efpécc par¬ ticulière à ce Païs, ou s’ils ont quelque différence notable avec ceux des autres, ou fî on les employé à des Ufages finguliers, feront exaèbement décrits à tous ces égards 5 Ce qui s’étend auffi aux Poiflbns, aux Coquillages, & aux In- kebes-même qui ont leur utilité , tels que le Ver-à-foye, & celui qui produit en ce Païs le Kermes ou le Vermillon, qui donnent l’un & l’autre une Matière propre à l’Ufagc de la Mcdècine, & à celui des Manufadures : Et à cette occafion on entrera dans le Détail des Préparations de plu- fleurs Drogues particulières à cette Province, & neceffàires pour CCS fortes de Travaux des Manufaèbures, telles que le Vert-de-gris, le Toiirnc-Sols les differentes Préparations du Tartre, de la Soude ou du Salicor 5 lesdiverfes Huiles, &c# Et l’on donnera en même-tems la Defeription & la Mécha- nique de certains Arts, de certaines Pratiques , & de plu- lîeurs Procédés} fans quoi, on n’en pourroit tirer que peu d’utilité : en y fupléant en même - tems ce qu’on croira y manquer, pour les rendre plus parfaits & plus utiles. On n’oubliera pas même, pour une plus grande Commodité, de donner une Comparaifon exade de toutes les Mefures, tant des Liquides que des Solides qui font en ufage dans la Province} ic l’on tâchera autant qu’il fera poflîble, de ra¬ mener toutes CCS Deferiprions & toutes ces Vues aux Ufà- ges ordinaires de la vie* Mais, apres tout cela, il ne faut pourtant pas s’imaginer qu’on prétende charger une Hiftoire, telle que celle qu’on fc propofe, & qui doit faire Partie de l’Hiftoire Générale de la Province, de tout cét Appareil d’Obfcrvations, d’Ex- périences & de Remarques. Si elles paroiflent propres à la- tisfaire le Public Savant, encore vaut-il mieux les lui offrir de la manière qui lui convient } c’eft-a-dire, dans des Mé¬ moires & dans des Diflertaiions Académiques, où ces cho- fes étant traitées dans toute leur étendue, ferviront à aug¬ menter le Fonds des Connoiflances]& des Rîcheffes Philofo- phiques de l’Académie, & y feront en même-tems comme autant d’Aébes originaux , toûjours expofés aux yeux des Curieux & des Savans qui voudront les confultcr. Mais, pour le Gros du Monde > à qui l’on cherche principalement](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b31972834_0013.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)