Des fièvres pernicieuses épidémiques observées à Bone (Afrique) : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier, le 4 août 1837 / par Abeille (Jonas-Louis).
- Abeille, Jonas Louis, 1809-
- Date:
- 1837
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Credit: Des fièvres pernicieuses épidémiques observées à Bone (Afrique) : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier, le 4 août 1837 / par Abeille (Jonas-Louis). Source: Wellcome Collection.
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![violent, sans que le médecin ail eu le temps de distinguer les symp* tomes. • L’influence épidémique qui règne dans le pays est telle, que pres- que tous les individus affectés d’autres maladies que les fièvres per- nicieuses en ressentent les effets, et présentent le type intermittent dans leurs affections. En i833, le médecin en chef de l’hôpital militaire de Bone, peu habitué à voir des maladies de cette nature, ne savait encore sous quel point de vue les considérer : il les regardait comme des af- fections effrayantes par leur marche; et soit que le traitement ne fût ]ias appliqué à propos, soit que le mal ne fût pas reconnu assez tôt, les pertes qu’il fit devinrent très-considérables, puisque, dans l’es- pace de deux mois et demi, sur trois mille et cinq ou six cents ma- lades, il en succomba environ de quinze à dix-huit cents. En 1834, M. Mayaud, aujourd’hui professeur à l’hôpital d’ins- truction de Metz, considéra ces fièvres pernicieuses comme dépen- dantes d’une affection du système nerveux. Souvent il crut s’aperce- voir, dans les autopsies, de lésions de la masse encéphalique, bien que ces lésions soient difficiles à reconnaître, surtout lorsque l’au- topsie se fait quelque temps après la mort de l’individu. Je dois avouer que je l’ai souvent accompagné dans les ouvertures de cadavres; et je dois avouer aussi que, si quelquefois j ai trouvé dans l’un des points do la masse encéphalique, soit des indurations , soit des ramollissements, soit des épanchements dans ses ventricules ou entre ses difl’érentes membranes, ces traces anatomiques n’étaient jamais assez prononcées pour qu’on ne pût se refuser à 1 évidence. Quoi qu’il en soit, pourtant, M. Mayaud, dont je me plais à citer le nom, obtint de plus heureux résultats que son prédécesseur; et cette année les pertes furent bien moins grandes qu en i853. Me dira-t-on à cela que l’influence épidémique était peut-être bien moins étendue, ou qu’elle agissait avec moins d intensité? ülais nos salles , en 1834 > offrirent, à très-peu de chose près, le meme nombre de malades qu’en i833; la gravité était la meme, les symptômes ob- servés antérieurement se faisaient remarquer aussi à cette époque. Les](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22359424_0010.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


