Des maladies des ovaires et de l'ovariotomie / par E. Koeberle.
- Koeberlé, E. (Eugène), 1828-1915.
- Date:
- 1878
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Credit: Des maladies des ovaires et de l'ovariotomie / par E. Koeberle. Source: Wellcome Collection.
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![et en arrière, une couche infiniment plus épaisse de vaisseaux veineux; sur les pièces injectées, l'ensemble de ce gâteau vasculaire forme au-dessous 1, Corps spongieux de rutérus. — 2, Bulbe de l'ovaire. — 3, Plexus pampinifornic. — 4, Artère ovarique avec ses veines. — 5, Artère utérine. —'6, Veines utérines. — 7, Vaisseaux du ligament rond (d'après Ch. Piougct, Journal de la pliysiolofjk', 1858). (le l ovaire une masse relativement considérable (fig. 99), composée surtout de vaisseaux veineux qui communiquent avec le plexus pampiniforme (veine ovarique) et avec le plexus utérin. Tel est le bulbe ou corps spon- gieux de l'ovaire (Jarjavay, Rouget], qu'il ne faut pas confondre a\ec ce (|ue nous décrirons sous le nom de substance bulbeuse (Sappey) ou mieux substance médullaire de l'ovaire. C. Structure de l'ovaire. — Quand on pratique une coupe de l'ovaire^ on constate (jue ce corps se compose de deux substances très-différentes- quant à leur éi)aisseur relative et quant à leur nature intime : l'une, située à la périphérie, sous forme de couche continue, est remarquable par son peu d'épaisseur, par sa couleur blanche, par son aspect homogène : c'est la substance corticale ou couche ovigène de Sappey ; l'autre, formant la masse centrale de l'ovaire, est remarquable par son développement, son aspect spongieux, sa couleur rougeàtre irrégulière; c'est la substance mé- dullaire ou bulbeuse de l'ovaire ; enfin le microscope permet de constater que la surface libre de l'ovaire est recouverte d'une couche épithéliale, dont l'étude présente quelques considérations intéressantes. Nous avons donc à étudier dans la structure de l'ovaire trois foliations distinctes : la couche épithéliale, la couche corticale et la substance médullaire. a. Épithélium de Vovaire. — Dans tous les ouvrages d'anatomie qui re- montent au delà de six ou sept ans et dans quelques ouvrages récents, on trouve de l'épithélium de l'ovaire une description qui peut se ramener à la formule suivante : le péritoine constitué par son épithélium et par sa membrane propre, arrivé au niveau du bile de l'ovaire, passe sur les deux faces et sur le bord supérieur de cet organe, qu'il enveloppe d'une manière continue. Cette manière de voir et de décrire est le résultat d'un examen superficiel. Déjà, lorsque par le plus simple examen microscopique on constate que les cellules épithéliales qui revêtent les surfaces libres de Fig. 99. — Bulbe de l'ovaire (injection).](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21712013_0008.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)