Des maladies des ovaires et de l'ovariotomie / par E. Koeberle.
- Koeberlé, E. (Eugène), 1828-1915.
- Date:
- 1878
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Credit: Des maladies des ovaires et de l'ovariotomie / par E. Koeberle. Source: Wellcome Collection.
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![d'un garçon. Ma première opérée, de 180:2, qui n'avait pas eu d'enfants après son mariage, a eu depuis l'opération sept enfants, dont deux jumeaux, un garçon et une tille. La quatrième opérée, dont je fus obligé de rouvrir la cicatrice abdominale le quatorzième jour de l'opération pour arrêter une bémorrhagie profonde de l'artère ovarique, s'est mariée depuis et a eu nonobstant deux garçons. Un grand nombre d'autres opérées ont eu également depuis l'opération un ou deux enfants. La fixation du pédicule et, partant, de l'un des angles de la matrice à la cicatrice abdominale n'entrave guère le cours de la grossesse; elle donne seulement lieu à un peu d'obliquité utérine qui, du reste, n'apporte pas d'obstacle au travail de l'accouchement. La grossesse peut même avoir lieu quoique la suppuration ait été très- considérable et très-prolongée après l'opération, ainsi qu'il arriva à une opérée de Lane, chez laquelle le pédicule avait été lié en maintenant la ligature au dcbors. Pendant quinze jours il sortit journellement une demi-pinte de pus. 11 survint une phlébite avec une phegmatia dolens. L'opérée guérit néanmoins ; elle se maria un an après l'opération et elle eut depuis lors cinq enfants. Stcrilitê. — Lorsque les deux ovaires ont dû être enlevés, il survient de l'aménorrhée et une stérilité absolue. L'ovariotomie double est en quelque sorte suivie immédiatement de la ménopause, sans que d'ailleurs l'état physique et physiologique de la femme se ressente d'une manière spéciale de la mutilation qu'elle a subie. On a vu survenir, dans divers cas d'ovariotomies doubles, une réap- parition passagère ou plus ou moins prolongée de la menstruation; mais l'hémorrhagie cataméniale doit être attribuée, dans ces cas, à la persistance d'une portion d'un ovaire au-dessous du point où a été appliqué le clamp ou la ligature. J'ai moi-même observé deux Ibis le retour assez régulier de quelques époques menstruelles, dans les pre- miers temps, lorsque je faisais usage de mon clamp ou constricteur cir- culaire. Récidive des kystes ovariques.—La récidive d'un kyste ovarique dans l'ovaire opposé à celui qui a été opéré paraît avoir été observée assez rare- ment jusqu'à présent. Quoique l'on rencontre assez fréquemment des ovaires ayant subi des deux côtés un commencement de dégénérescence kystique, il est rare que leur évolution suive une marche progressive. Les tumeurs ovariques d'un petit volume peuvent rester très-longtemps sta- tionnaires et elles n'atteignent qu'exceptionnellement des proportions in- quiétantes. Toutefois, lorsque l'ovaire droit est transformé en kystes mul- tiples, l'ovaire gauche est aussi, en général, affecté de kystes. 11 importe, dans ce cas, de recourir h l'ovariotomie double, parce qu'il existe alors une tendance à la dégénérescence. Lorsqu'on n'enlève pas un ovaire déjà assez gravement atteint, il ne tarde pas à poursuivre son évolution morbide et à reconstituer une nouvelle tumeur ovarique. Il est ensuite nécessaire d'opé- rer à nouveau, au bout parfois de quelques mois, ou bien d'une ou de plusieurs années après la première 0])ération.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21712013_0153.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)