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Credit: Essai critique et théorique de philosophie médicale / par S.P. Source: Wellcome Collection.
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![faits de même nalure, la deuxième qu'aux faits semblables et point identiques comme pour l'induction. Dans chacune des catégories, ainsi que nous l'avons vu, il y a un jugement nécessaire dont la valeur subjective n'est pas contestable, par cela seul qu'il existe. Ce juge- ment est dû à une intuition de l'entendement qui, à l'oc- casion de la réalité empirique, affirme, soit la cause, soit le beau, soit le bien, etc. Mais ce jugement implique, dans ses caractères absolus, un certain développement de l'in- telligence, dont j'ai suivi la trace dans la notion de cause, laquelle ne s'offre à nous, tout d'abord, qu'avec le cachet empirique auquel doit se joindre plus tard l'élément formel. Pour les autres catégories, la matière seule du jugement demeure empirique, et l'élément formel est complètement pur. De là vient que pour ces dernières le problème de l'ob- jectivité se présente naturellement à l'esprit, et de là vient aussi que l'entendement ne conçoit les jugements qui y correspondent, qu'à une époque moins précoce que pour la notion de cause. Les produits de l'intuition intellectuelle (i) se trouvent (1) Le mot d'intuition revient maintes fois dans ces dernières pages, et je dois fixer d'une manière précise la valeur que j'y attache. Le mot intuition n'indique par lui-même qu'une seule chose : l'acte de voir, de regarder. Depuis longtemps il a trouvé sa place dans le langage phi- losophique, mais il y a surtout été de mise depuis le célèbre Kant. Kant fait du temps et de l'espace des formes pures de l'intuition sensible, c'est-a- dire, de tout ce qui, dans le monde phénoménal, tombe sous le regard des sens. En elles-mêmes, ces formes sont des intuitions pures, c'est-a-dire des conceptions de l'esprit, qui ont leur véritable origine dans la constitution propre de ce dernier. Plus tard est venu Schelling, qui affirme que la raison, ])3.r Vintuition intellectuelle absolue, se met en communion directe avec l'infini. Or,il n'y a,dans ces termes un peu enflés, qu'une idée très-simple; supposez que vous êtes, vous ou votre raison, l'infini, et alors en se conce- vant, en se connaissant, votre raison, que vous serez en droit de qualifier d'absolue, concevra et connaîtra l'absolu, l'infini. Reste à prouver, il est vrai, que nous et notre raison faisons partie intégrante de l'infini, et mieux encore, que nous sommes l'infini. Mais Schelling a cru que la chose allait d'elle-même.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2107589x_0427.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)