Des cas dans lesquels l'extraction du foetus est nessaire et des proc opatoires relatifs cette extraction / par S. Tarnier.
- Tarnier, S. (Sthane), 1828-1897.
- Date:
- 1860
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Credit: Des cas dans lesquels l'extraction du foetus est nessaire et des proc opatoires relatifs cette extraction / par S. Tarnier. Source: Wellcome Collection.
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![pulsion ou rextraclion du fœtus qui, en vidant la cavité de l'utérus, permet à ses parois de revenir fortement sur elles- mêmes, et de fermer toute issue au sang. « L'pbservation dut bientôt instruire les accoucheurs à Imiter le procédé par lequel la nature soustrait la femme à m]e mort certaine. On ne sait à qui appartient l'honnsur d'a- voir proposé raccouchement forcé, comme moyen d'arrêter les liémorrbagies utérines. Louise Bourgeois, sage-femme de Marie de Médicis, s'attribue la gloire de cette invention ; mais Guillpmeau, son contemporain, parle de cette méthode comme d'une chose vulgaire et dit l'avoir vu mettre en pra- tique vingt-cinq ans auparavant par A. Paré et Hubert. Cette pratique fut généralement adoptée. On dilatait peu à peu, par l'introduction successive des doigts, l'orifice déjà ramolli et un peu élargi par le passage du sang et des caillots, et l'on portait la main dans la matrice, pour en tirer l'enfant et le placenta le plus promptemenl possible (1 ). » Le moment oii la gravité de l'Iiémarrhagie utérine est telle qu'elle nécessite l'extraction du fœtus, est difficile à détermi- ner ; c'est moins 3 la quantité de sang perdu qu'il faut avoir égard qu'aux phénomènes généraux qui se manifestent ; chez telle femme une hémorrhagie assez abondante ne déterrriine aucun accident imminent, tandis que chez telle autre, affaiblie par des pertes antérieures ou par une maladie, la même quan- tité de sang perdu entraînerait la mort. — Quand Thémor- rhagie est accompagnée de refroidissement, de faiblesse du pouls, de décoloration dos muqueuses, de vertiges, de bour- donnements d'oreilles, de lipothymies et surtout de syncopes répétées, on doit craindre une issue funeste, si la femme perd de nouvelles quantités de saiig ; il faut donc tout faire pour arrêter aussi vite que possible l'hémorrhagie, et peut-être est-il déjà trop tard ! La rapidité avec laquelle se fait l'hémor- rhagie dpit être aussi prise en sérieuse considération : quand le (i) Désormaux et P. Dubois, Dictionnaire ea 30 vol, t, XIX, p. 669.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21080070_0023.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)