Volume 1
Leçons de clinique chirurgicale professées à l'Hôpital Saint-Louis ... : suivies des observations recueillies dans le service de l'auteur / par M. le Dr. Pean.
- Péan, Jules Émile, 1830-1898.
- Date:
- 1876-1900
Licence: In copyright
Credit: Leçons de clinique chirurgicale professées à l'Hôpital Saint-Louis ... : suivies des observations recueillies dans le service de l'auteur / par M. le Dr. Pean. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![touroe d'autres papilles formant autour d'elle un gazon saillant. Lorsque la tumeur devient un peu volumineuse, elle paraît encore mieux limitée. Elle fixe souvent l'attention quand elle siège au niveau de la ligne médiane. C'est à cette variété que correspond le plus fort épaississement de la couche épider- mique, de sorte que la tumeur tranche par son aspect blanc grisâtre sur les tissus normaux du voisinage (voy. fig. 5). Deuxième forme [mixte] Elle est tout aussi réelle que la première et la troisième. Il serait difficile, à vrai dire, d'en faire le diagnostic dans un cas isolé; mais si l'on avait affaire à deux malades, dont l'un aurait une hypertrophie papillaire d'aspect épidermique, dont l'autre, au contraire, serait atteint de papillome vasculaire, on n'éprou- verait aucune hésitation. Il n'y a là, Messieurs, rien d'étonnant. Ne vous ai-je pas dit en commençant que l'hypertrophie papil- laire était une maladie parfaitement définie, dont les variétés ne diffèrent que sur quelques points de détail. La comparaison seule rend ces différences assez saillantes pour qu'elles soient appréciables. Troisième forme [vasmiairê] Si nous voulions classer notre tumeur actuelle, c'est dans cette catégorie que nous la placerions. La vascularisation n'est pas pourtant aussi marquée que dans d'autres tumeurs de cette nature. Nous avons trouvé parfois de véritables angiomes caver- neux dans l'épaisseur de la langue, alors que tous les éléments des papilles étaient dans un état d'hypertrophie manifeste, aussi bien dans la couche choriale que dans la couche épider- mique. — Cette hypertrophie est, il est vrai, secondaire, étant donnés le volume et l'importance de la tumeur sanguine sur laquelle elle repose. La troisième variété d'hypertrophie papil- laire se rapproche donc un peu plus que les deux précédentes de la tumeur érectile vraie ; elle en diffère surtout par l'aug-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b20414961_0001_0035.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)