La paraplégie des scaphandriers : thèse présentée et publiquement soutenue devant la Faculté de médecine de Montpellier le 23 novembre 1906 / par Léopold Audibert.
- Audibert, Léopold, 1879-
- Date:
- 1906
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Credit: La paraplégie des scaphandriers : thèse présentée et publiquement soutenue devant la Faculté de médecine de Montpellier le 23 novembre 1906 / par Léopold Audibert. Source: Wellcome Collection.
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![nombreux, rapides, précipités, et persistent plus d’une minute après cette manœuvre. En résumé, il s’agit d’une paraplégie spasmodique durable avec contracture, secousses, épilepsie spinale, s’accompagnant d’inconti- nence d’urine, d’anesthésie limitée aux pieds et d’hyperesthésie en bandes, le long de la partie externe des membres inférieurs. OBSERVATION TROISIEME (par Boinet) Paraplégie passagère avec aphasie Philippe Pittorino, fait le 15 mai igo6, deux plongées à 46 mètres J de profondeur et d’une durée d’un quart d’heure. Il remonte prudem- ' ment, en bon état, reste cinq minutes sur le pont du bateau, sans malaise, respirant avec plaisir le grand air. La pêche du corail étant fructueuse, il voulait replonger; mais sur les conseils de ses compa- > gnons, il renonce à ce projet Au moment où il enlevait son costume de scaphandrier, il éprouve une forte douleur au creux épigastrique. A peine déshabillé, il ressent dans la main droite une sensation de ! froid, d’engourdissement s’accompagnant d’une paralysie des doigts. - Ces phénomènes d’anesthésie et de paralysie remontèrent rapidement, I gagnant successivement le poignet, l’avant-bras, le coude, le bras droit, pour s’arrêter à l’épaule. Il est pris, en même temps, d’une toux ^ sèche, quinteuse, sans expectoration, durant cinq minutes et s’accom- j pagnant de sueurs abondantes. D’après ses camarades, il était pâle, ] verdâtre, non congestionné. 11 aecusa, à ce moment, une douleur trèsfj^ forte, bien localisée au niveau de la partie inférieure de la régionl^ dorsale de la colonne vertébrale et en rapport avec le dévelop-^ peinent rapide d’une paraplégie. Au même instant, il s’aperçut qu’il était atteint d’une aphasie passagère, semblable à celle qu’il avait eue après la catastrophe du vapeur le Liban. 11 sentit, dit-il, \ sa langue s’épaissir, s’empâter et il essaya en vain, et à plusieurs|'j reprises, de prononcer cette phrase : « Si j’en réchappe, je n’y^ retourne plus ». Aucun mot' ne sortait de ses lèvres. Il accusait, ; en outre, dans la poitrine, une violente douleur et des sensations de tiraillement, de distension, de brûlure. Puis, il perdit connaissance - cinq minutes après être sorti de l’eau. Ses )’eny s'obscurcissent, restent i](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2242927x_0040.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)