Rapports à M. le Ministre de l'Intérieur et au Conseil Général des Hospices, relatifs au sérvice des enfans trouvés ... suivis de documens officiels.
- Seine (France)
- Date:
- [1838]
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Credit: Rapports à M. le Ministre de l'Intérieur et au Conseil Général des Hospices, relatifs au sérvice des enfans trouvés ... suivis de documens officiels. Source: Wellcome Collection.
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![succinctes et générales sur le concours que l’administration attend d’elles et sur les devoirs qu’elles ont à remplir. C’est à vous, Mes¬ sieurs, à les compléter de vive vois, en appropriant vos obser¬ vations à la moralité des personnes auxquelles vous les adresserez. Aux sages-femmes dont l’exactitude , l’honnêteté, les bons prin¬ cipes vous sont connus, vous n’avez que des encouragemens, que des témoignages de confiance à donner. Celles-ci comprendront sans peine tout ce qu’il y a de moral, de prévoyant, d’humain dans les mesures adoptées par l’administration, et s’empresseront de s’y associer. A celles, au contraire, sur la moralité desquelles vous ne seriez pas favorablement renseignés, et que vous sauriez favoriser les abandons d’enfans ,• vous aurez à enjoindre de renoncer à des ma¬ nœuvres qui ne manqueraient pas d’attirer sur elles la surveillance de l’administration et les poursuites de la justice. Faites-leur bien sentir qu’autant l’autorité est disposée à leur tenir compte des efforts qu’elles feront pour seconder ses inten¬ tions paternelles, autant elle se montrera sévère envers les fraudes à l’aide desquelles elles chercheraient à la tromper, et qui auraient pour but d’éluder les dispositions de l’arrêté du conseil général des hospices et des lois et réglemens qui lui servent de base. Que votre langage , en un mot, soit persuasif, bienveillant avec toutes, mais en même temps qu’il soit ferme et sévère avec celles qui vous paraîtraient peu disposées a déférer à vos observations, ou dont les antécédens prêteraient à la censure. Je ne me suis pas borné à tracer des règles de conduite aux sages-femmes : j’ai cru devoir aussi, mais dans des termes un peu différons, faire un appel aux sentimens de philanthropie des mé¬ decins, chirurgiens et officiers de santé qui s’occupent d’accou- chemens, par une circulaire que je leur ai adressée directement. Votre intervention n’avait plus ici la même utilité que vis-à-vis des sages-femmes ; elle n’aurait pas été suffisamment motivée, et peut-être même, par cette raison, aurait-elle blessé d’honorables susceptibilités. En effet, j’aime à croire que les hommes de l’art qui pratiquent les accouchemens sont généralement pénétrés à un trop haut degré des devoirs de leur ministère, pour qu’il soit à propos de leur faire d’autres recommandations que celles contenues dans cette circulaire. Si cependant, contre mon attente, il en était quelques uns qui vous fussent connus pour prêter les mains habi¬ tuellement à l’abandon] des enfans, ou pour se livrer à d’autres manœuvres de ce genre, vous auriez à leur donner les mêmes](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30351194_0057.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)