Volume 2
Flore médicale / décrite par F.P. Chaumeton ; peinte par Mme E. P..., et par P.J.F. Turpin.
- Date:
- 1814-1820
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Credit: Flore médicale / décrite par F.P. Chaumeton ; peinte par Mme E. P..., et par P.J.F. Turpin. Source: Wellcome Collection.
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![dessous d'une cote mediane saillante, de laquelle naissenj lateralement des nervures greles, obliques, paralleles, peu sensibles. Les flcurs sont pedicellees, nombreuses , disposees sur les rameaux en jolis epis droits, longs d'environ six pouces. Chaque fleur offre : un calice campanule, pubescent, dont le bord est arme de cinq dentspeuproeminenf.es; une co- rolle blanche', papilionacee, composee de cinqpetales, dont l'un, plus ample et presquecordi forme, represente l'eten- dard, deux autres figurent les ailes, et les deux derniers, connivens par leur bord posterieur, forment la carene; dix etamines, dont les filamens iibres portent des antheres jaunes , droites , oblongues , biloculaires ; un ovaire supe- rieur, pedicule, surmonte d'un style et d'un stigmate, les- quels figurent ■une faucille a pointe tres-aceree. Le fruit est une gousse oblongue, comprimee, obtuse, mucronee superieurement, elevee du fond du calice sur un pedicule de quatre a six lignes : cette gousse est mince, glabre, jaunatre, longue de deux a quatre pouces, ayant au sommet un renflement ovale , rugueux , qui ne renferme qu'une seule graine, fauve, presque reniforme. La durete considerable du bois de myrosperme le rend tres-propre a la construction des edifices , des moulins a Sucre et generalement des ouvrages de charpente. Jussieu et Lamarck, qui nous transmettent ces renseignemens (i), ne disent point que l'ecorce soit impregnee du sue resineux balsamique qui, selon les pharmacologistes, distille du bau- mier du Pe'rou (2). Dans le myrosperme, au contraire, e'est la graine qui contient le baumej 1'arbre doit meme son nom a cette particularity (5). Ainsi nous ne possedons, comme je l'ai deja observe, que des notions tres-insuflisantes, tres- incomplettes sur le vegetal qui produit lebaume du Perou, et sur la maniere d'en retirer ce sue aromatique. La plupart des auteurs s'accordent a dire qu'on suit les memes pro- cedes que pour l'exlraction du baume de la Mecquc. Je ne repeterai point ici 1'enuineration de ces procedes que j'ai soigneusement detailles en decrivant le balsamier, amyris opobalsamiim. (1) Encyclopedic meihodique : botaniquc, tome 4 1 page 192. (2) Geoffioy, Traite de la matiere medicate, tome 3 (1T]^), page 38g. Goulin, Diclionaire raisonne-universel de maliere medicate, tome If (i773)' page 485. Spielmann, Jnstilutiones materia; medicce (1 j84), page 3ao. Fouicioy , dans VEncyclopedic meihodique : niedecine, tome 3 , page 648. (3) Mvpcy, paifum, bnnme; ST£flW«t, graine, semence : uvpo{TSf>[AOV , graine parlumee, graine embanm^c.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21901430_0002_0016.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)