Licence: In copyright
Credit: Maladies des nerfs / par Bernard Cunéo. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by UCL Library Services. The original may be consulted at UCL (University College London)
19/196 page 11
No text description is available for this image
No text description is available for this image
No text description is available for this image![Durante, pour ne citer que les mémoires les plus importants. Mais il s'agit de lésions légères, consistant en une dégénérescence grais- seuse discrète du protoplasma non différencié et une diminution de la chromophilie de la myéline. Il est beaucoup plus rare d'observer une multiplication des noyaux ou une régression atrophique très marquée portant sur la totalité des éléments de la fibre. Dans tous les cas, il s'agit d'altérations minimes, ne frappant que certaines fibres et en aucune façon comparables aux lésions du bout périphérique. Ajoutons que ces lésions peuvent même faire complètement défaut [Mûnzer(l),Kohnstamm(2),Orestano (3), Lugaro(4)]. Onpeutcepen- dant observer parfois une dégénérescence très marquée du bout central. Mais il s'agit alors de cas où le traumatisme a retenti à dis- tance sur les centres par l'intermédiaire du bout proximal, comme cela est la règle lorsqu'il y a arrachement [Nissl (5), 1890]. Il se produit ainsi une lésion des cellules centrales et consécutivement une dégénérescence centrifuge des fibres du bout proximal. Gomme on le voit, en dehors des cas où une névrite ascendante a succédé à la section nerveuse, et abstraction faite de ceux où les cel- lules centrales ont pu être lésées par un arrachement brutal du nerf auxquelles elles donnentnaissance, le chirurgien a le droit d'escompter une intégrité pi*aliquement toujours suffisante du bout central du nerf sectionné. II. — Régénérescence. Avant d'étudier le mécanisme de la régénérescence, il nous faut décrire l'aspect que présentent à l'examen macroscopique les deux extrémités du nerf. Presque toujours ces deux extrémités sont sépa- rées par une distance très variable suivant les cas. Le bout central est généralement augmenté de volume et affecte la forme d'un renflement arrondi, auquel on a donné le nom de bulbe ou bourgeon central (Ranvier), ou névrome de régénération (Vanlair) (fig. 2). Ce renflement, dont les dimensions varient suivant le vo- lume du nerf lui-même, est blanc rosé dans les cas récents, grisâtre dans les cas anciens. Il adhère aux parties voisines, dont il est parfois malaisé de le détacher. Comme nous le verrons plus loin, la formation du bulbe est due au bourgeonnement actif des cylin- draxes et à la prolifération des neuroblastes. (1) Munzbr, Zeilschr. f. Heilk., 1906, Bd. XXVII. (2) Kohnstamm, Ueber Rétrograde Degeneralion (Schmid's Jahrbùcher, 1899, p. 256). (3) Orestano, Le vie cerebelle efferenti (Rivisla, di palolog'a nervose e men- tale, 1901}. (4) Lugaro, Sul neurolropismo e sul Irapianti delnervi (Revisla di palhol. nervose e mentale, 1909, vol. XI, fasc. 7) (Nenrol. Centralblall, 190ô, Nr. XXIV). (5) Nissl, Die Neuronlehre u. ihre Anhanger, Icna, 1903.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21291020_0019.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)