Le système nerveux central, structure et fonctions, histoire critique des théories et des doctrines / par Jules Soury.
- Soury, Jules, 1842-1915.
- Date:
- 1899
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Credit: Le système nerveux central, structure et fonctions, histoire critique des théories et des doctrines / par Jules Soury. Source: Wellcome Collection.
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![« conduits » (Tripci) optiques et, sinon découvert le canal (|u’on devait désigner du nom de trompe ^/’Eustache, du moins entrevu les rap|)Oi-ls de l’oreille moyenne avec le pharynx. On citait son opinion, IVaj^pée au coin d’un sce|)ticisnie vraiment scientificpie, sur la l'ormation du lœtus dans l’utérus (i). Alcméon croyait, ainsi qu’HipPON, ((ue la « tète » se l'orme la première dans l’embryon (2), sans doute parce que, dans la tète, est le cer veau, principedu sentiment et tlu mouvement, et, comme le dit expressément Alcméon, siège de la raison: ’AA7.;j.a!ojv b> -rto rf/.ssâXw slvai to [Frag. !\). C’est au cerveau qu’arrivent toutes les sensations. Par exemple, l’oirar'lioii se produit parce ([uc le cerveau attire les odeui-s au moyen d’aspirations répétées: tcotio (ÈYxsîdtXw) cjv ojçpatvssOar ï'ky.z'iv. o\'x ~.ur) k'ixrrtow) xi; (3). Alcméon est ])i'obablement l’auteur d’une îles plus anciennes physiologies des sensations. On connaissait iI’Alméon, une tbéoi-ie de l’audition, du goût, de l’odorat (4). Les sensations se trans- mettent au cerveau par l'intermédiaire des « canaux » qui partent des organes des sens (5): il semble donc avoir aperçu l’étroite liaison des sensations avec l’organe des perceptions, le cerveau. La condition anatomique de ces rapports, les nerls, devaient rester, pendant jilusieurs siècles encore, prol'ondément ignorés. Héhophile et ÉttASESTiiATE, aiissi bien que Galien, Rueus d’Épbèse, Celse, Arétée, nomment habituellement les neids de la sensibilité ■Tzipzi; ils les ont con- roiidus avec les tendons et les ligaments (vsîpa). A’émésius le |)remier établit plus nettement la distinction entre tendons et neid's. Mais, pendant toute la haute antiquité hellénique, les nerls conservèrent le nom qu’ils ont cbe/ Alcméon, c’est-à-dire celui de canaux ou conduits (irspc.). Les anciens Egyptiens n’ont point jilus distingué que les Hellènes les tendons des neiTs, les veines des artères. Il parait toutefois fort étonnant do dcveloji[)cmcnl pliysiologlquo, Ai.cmùon do Crotone aurait comparé, au diro d’ÂRiSTOTE, l'apparition dos poils de la puberté à la lloraison des plantes, épocjuc qui j)récèdc celle où les végétaux portent leurs semences {II. A., \1I, i, i). (1) PsEUüo-PujTARQUE, Placitci, V, i\, I; lO, 3. Censorinvs, c, 5 et C. Il n’en est pas de meme d'une 0|)luiou qui lui est attribuée, d'a])rès laquelle l'enfant, durant son séjour dans l'utérus, mangerait par la bouche. Y. Oribase, OEin’ie.s (Bl'ssemaker et Darembekg), lit, i5C. Livres incertains. Partie inédite. (2) PsEuuo-Pi.UTARQUE. PUic., V, 17, 3. ’ÀAy.aauuv Tï)v -/.saaXrjv, èv rj èaa to rjyspov.x.dv. Selon Alcméon, la semence vient du cerveau ; elle en est une [lartic (bp/.s-fiAo-j ps'po;). Ibid., V, 3, 3, (3) Cf. Théopraste, de sensu, 25-20. Lblfaction se [)rodnit par les narines en mémo temps que, par la respiration, le souille est porté au cerveau : xo -vîjua -po; xov sy/.eaaXov. (^l) Fragin. 3, 5. L'eau et le feu sont les conditions de la vision ; ce qui prouve que les yeux contiennent du feu (~àp), c est que par l elfet d un choc ou d un coup on y perçoit des étincelles, disait Alc.viéon. (5) Théopiir., Ile sensu et sensib., 2G. « Tous les sens sont en quelque façon en rapport avec le cerveau » : ànxaa; oi xà; aiaOrl^î'.ç TJvrjpx^'jOai :xa); -pè; xôv Èyx.éœaXov.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24862174_0018.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)