Le système nerveux central, structure et fonctions, histoire critique des théories et des doctrines / par Jules Soury.
- Soury, Jules, 1842-1915.
- Date:
- 1899
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Credit: Le système nerveux central, structure et fonctions, histoire critique des théories et des doctrines / par Jules Soury. Source: Wellcome Collection.
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![ANTIQUITÉ Physiologie générale et spéciale. — Structure et fonctions des organes de la vie, de la sensibilité et de la pensée. Alcméon de Crotone (vers 5oo), qui le premier aurait fait des dissec- tions et des vivisections (i), fut aussi, sans doute, l’un des premiers qui, chez les Hellènes, ait localisé dans le cerveau la perception des sensations et la pensée. Ce jeune contemporain de Pïthagoke (2) était célèbre dans sa patrie par ses recherches d’anatomie et de physiologie. Aiustote le cite plusieurs fois, expose et discute ses doctrines ; peut-être avait-il écrit un ouvrage contre Alcméon (3). Peut-être avait-il vu les nerfs ou (1) Ghalcidius, Comment, in Timaeum Plat., CCXLIV. Alcmaeus Crotoniensis, in physicis excrcilatus, quique primus cxsectionem aggredi est ausus. Galien, De histor. philos. (Kühn, XIX, 222 sq.). Fragmenta phitosophorurn graecor. (Muli.ach), II, lv, 114 et 255. (2) Aristote, Met., 1, v, xa\ yàp iyc'vsTO xr)'/ T]Xty.îav ’AXxfjLaiojv è:x1 ys'povTi IluOayôpa. Ces mots semblent interpolés ; ils ne sont pas dans tous les manuscrits; les commentateurs grecs delà Métaphy- sique n'en font pas mention. Cf. Diogène de Laerte, VIII, v. L’écrit qu’ALC.MÉON avait composé sur 1a nature, et qui nous a conservé le nom de son père, commençait ainsi ; Kpoxa)virJ-7]ç xâo’ èXeÇc, ristpiOdou uid;... Les premiers mots de cet écrit, cité par Diogène d'après Favobinus, ou Alcméon dédie son oeuvre à Brontinus, Léo et Batiiyllus, semblent témoigner que l'éjioque indi- quée est exacte. (Unna, Ivrische, Zeller, Die Philosophie der Criechen, 3’<= Aufl., 1, 422.) La tradition lui attribua longtemps d'avoir le premier écrit un de ces traités r.epX 'puasej; déjà assez nom- breux aux VI” et V” siècles. Ao/.îX oè Txpwxo; çji'.xov Xdyov auyyEypass'vat, dit Diogène. Clément d'Alexandrie, Strom., I, 308. Théodoret, Senti., I. Diogène et Ci.éaient désignent cet ouvrage d'iVLCMÉoN sous le nom de (puaty.o; Xüyo;. Galien l’appelle xsp'i çjcjcto; (l'/i Hipi'ocr. de elem. (Kltin, I, 487); in llippocR. de nat. hom. XV, 5), titre que les anciens ont donné, dit-il, presque tous à leurs écrits sur ce sujet : xà yàp xCiv TxaXatcâv â-avxa Txspl ç'jaïw; è-iys'ypa-xat, xà MsXiaaou, xà IIap[jL£v''oou, xà ’EpTXcSo/.XEOu;, ’AXz;jLa''tüvo;. Relativement à Alcméon, Anaxi.mandre et Anaximène, peut-être même IIéraclite, sans parler de Xénophane, ont certainement écrit des «pt cpéaEta; avant le physiologue de Crotone. (3) Aristote, //. A., 1, xi ; VII, i. De générât, anim., III, iii. Diogène, dans son Catalogue des œuvres d'Aristote (V, i) : ixpoç xà ’AX/.aa’'o)vo; a'. A propos des phénomènes de croissance et](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24862174_0017.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)