Nroses et psycho-nroses ; considations gales sur les nroses et les psycho-nroses, la neurasthie syndrome, la psychasthie (psycho-nrose autonome), l'hystie. Les faites L'Hospice de la Salprie.
- Raymond, Fulgence, 1844-1910.
- Date:
- 1907
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Credit: Nroses et psycho-nroses ; considations gales sur les nroses et les psycho-nroses, la neurasthie syndrome, la psychasthie (psycho-nrose autonome), l'hystie. Les faites L'Hospice de la Salprie. Source: Wellcome Collection.
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![cieux que l'influence du père et de la mère — si ce n'est celle des grands-parents. Je ne puis développer ici les argu- ments à faire valoir en faveur d'une séparation nécessaire, arguments qui devront varier suivant la nature des objec- tions qui vous seront faites ; mais, sachez le bien, les raisons que vous donnerez, si logiques qu'elles puissent être, ne seront pas acceptées sans conteste ; dans bien des cas vous aurez à lutter pied à pied. On vous proposera, le plus souvent, d'isoler le malade dans sa famille même, en con- fiant sa surveillance à une ou plusieurs gardes expéri- mentées. Sou venez-vous que ces demi-mesures n'ont de l'isolement que le nom et que, tant que l'hystérique se sen- tira dans le voisinage immédiat des siens, votre influence restera nulle (i). Les mères surtout sont terribles. Laisser partir leur enfant est pour elles chose impossible. « Comment voulez-vous que ma fille, qui ne m'a jamais quittée, se sépare de moi? », disait un jourlune d'elles à Charcot ; et le maître de lui répondre : « Je connais cette histoire ; savez-vous combien de temps les jeunes filles bien élevées pleurent leurs mères lorsqu'elles les quittent ? J'ai pris des notes. Il y en a qui ne les pleurent pas du tout ; c'est comme cela ; d'autres les pleurent une heure. Prenons la moyenne, si vous voulez ; c'est une demi-heure ; ce n'est pas beau- coup ». Et de fait les choses se passent, en général, le plus sim- plement du monde. A])rès quelques scènes de larmes, 1 hys- térique se résigne avec la plus grande facilité ; elle apporte là encore cette mobilité dans le caractère que vous connaissez tous et change le plus souvent du jour au lendemain. Les parents, de leur côté, ont vite fait de se consoler, obligés qu'ils sont de s'avouer le soulagement que leur cause le départ de l'être qui exerçait sur eux — c'est le cas le plus fréquent — une tyrannie de tous les instants. La plupart du temps, en (1) Charcot. — Cliniques du mardi, 1887-88, p. 117 et suiv.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21169238_0170.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)