Etudes de pathologie nerveuse ... : maladies familiales, processus toxi-infectieux, tumeurs cérébrales, syphilis héréditaire, myasthénie / [F. Raymond].
- Raymond, Fulgence, 1844-1910
- Date:
- 1910
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Credit: Etudes de pathologie nerveuse ... : maladies familiales, processus toxi-infectieux, tumeurs cérébrales, syphilis héréditaire, myasthénie / [F. Raymond]. Source: Wellcome Collection.
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![concerne l’étude des causalités, du mode de développement, des lois de la transmission de ces affections. Il semblerait logique de suivre ici l’ordre des faits et de considérer, en pre- mier lieu, les causes premières de l'évolution vicieuse initiale qui crée, chez le premier ascendant, la déviation du type normal, et, en second lieu, les con- ditions et les modes de transmission de la maladie chez les descendants. Toutefois, comme la seconde partie de cette étude s’appuie sur des faits plus directs et plus objectifs, et comme elle est plus facile à mettre en lumière, nous envisagerons, tout d’abord, les conditions générales de l’hérédité qui pré- sident à la transmission des affections familiales. Nous savons déjà que toutes les maladies héréditaires sont loin d’être fami- liales : est-il juste de dire que toutes les maladies familiales sont héréditaires? L’hérédité saute aux yeux quand la maladie des descendants reproduit — souvent trait pour trait— l’affection des ascendants ; mais elle n’apparaît pas à première vue pour les cas initiaux de la famille morbide et pour les cas aber- rants. Toutefois, nous montrerons que ces cas eux-mêmes sont le fait d’un trouble de développement toujours créé par des phénomènes d’hérédité. De la sorte, on peut dire que les maladies familiales sont toutes, et toujours, de nature héréditaire, en faisant cette remarque que l’hérédité dont elles décou- lent peut être analogue ou hétérologue. Le degré de fixité ou de variabilité des espèces animales ou végétales est le résultat de la combinaison, dans leur complexité d’action infinie, des diffé- rentes lois qui régissent ces deux formes d’activité physiologique des êtres vivants : l’hérédité et l’adaptation. L’une de ces propriétés fondamentales des organismes, 1 hérédité, tend à maintenir la forme des générations suivant le type spécifique et immuable de l’espèce; l’adaptation, dans son sens le plus général, tend perpétuellement à transformer ces formes sous la pression des influences extérieures, pour aboutira modifier l’espèce et produire des variétés. On connaîtles grandes lois de ces propriétés fondamentales des êtres vivants: Suivant les expressions de Darwin, d’Haeckel, ce sont, en premier lieu, les lois de l hérédité conservatrice, dont la plus générale est la loi de l'hérédité ininter- rompue ou continue, qui se résume en ceci : que le semblable enfante son sem- blable. Elles peuvent être modifiées d’ailleurs par Y hérédité alternante on par l hérédité atavique. Le sont, en second lieu, les lois d'hérédité progressive] et ici l’adaptation se relie àl hérédité, puisque l’organisme ne lègue pas seulement à sa descen- dance les propriétés reçues de ses ancêtres, mais aussi certaines particularités acquises pendant sa vie, dans sa période embryonnaire ou de constitution definitive. La formule générale qui exprime ce fait est la loi d'hérédité adaptée on acquise, complétée par celle de Y hérédité fixée on constituée, cette dernière 2](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28072959_0029.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)