Discours sur l'étude et les progrès de diverses branches des sciences médicales. [Discours prononcé dans la séance publique de la Faculté de Médecine de Montpellier, du 23 novembre 1820] / [Alire Raffeneau Delile].
- Raffeneau-Delile, Alire, 1778-1850
- Date:
- 1821
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Credit: Discours sur l'étude et les progrès de diverses branches des sciences médicales. [Discours prononcé dans la séance publique de la Faculté de Médecine de Montpellier, du 23 novembre 1820] / [Alire Raffeneau Delile]. Source: Wellcome Collection.
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![\ 9 par Rush, professeur à l’Université de Pensylvanie (i) , et dans un écrit du docteur Bayley , de New-York, en 1790 (2), Les Français résidant à Philadelphie, et la plupart habitués au climat des Antilles, résistèrent à la frayeur que causa d’abord cette maladie ; ils la considéraient comme un fléau dépendant plutôt de la nature du climat que du transport d’un principe contagieux. C’est au sujet de la fièvre jaune que commença à s’établir , aux États-Unis, la distinction des maladies susceptibles d’être propagées , les unes par contagion , les autres par infection. Il suffirait , pour prouver que cette distinction a été puisée dans la langue anglaise , de faire remarquer que les mots infection et contagion sont synonymes dans cette langue ; et comme elle ne possède pas plus que les autres langues des synonymes parfaits, on a restreint, par degrés , le nom de contagion aux maladies transportables d’individus à individus par contact, soit médiat, soit direct des personnes , ou par inocula¬ tion d'un virus ; tandis que l’on a appelé du terme de maladie par infection, celles produites par les émanations putrides des substances végétales ou animales en décomposition , et qui, assure t-on , ne être transportées d’individus à individus par aucune adhé¬ rence des émanations dont peuvent être imprégnées les personnes on les choses qui sortent du foyer de corruption. Il s’ensuit que , dans l’infection , la maladie, hors du foyer de putridité , s’éteint avec ou sur les personnes qui en sont sorties infectées ; tandis que , dans la contagion , les hardes des malades , les marchandises , et à plus forte raison les personnes elles-mêmes chargées des miasmes de la maladie , la communiquent hors du foyer où est né le germe de cette contagion. Il est difficile de ne point citer l’École de Mont- (1) Voyez les œuvres de Rush intitulées : Medical in qui ries and observa** lions hj Benjamin Rush , M. D. Prof essor in the university of Pennsylvania s 4 vol. 8.0 Philadelphia y 18o5. New-York du ring part of the summer and fait 0/1795, By Richard Bayley> ]$ew-York } 1796. . ' ' 2 peuvent](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b31956555_0009.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)