De la physiologie dans ses rapports avec la philosophie / par J.-J. Virey.
- Virey, J.-J. (Julien-Joseph), 1775-1846.
- Date:
- 1844
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Credit: De la physiologie dans ses rapports avec la philosophie / par J.-J. Virey. Source: Wellcome Collection.
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![main, émanent de cette incorruptible essence. Il faudra donc faire surgir les mauvais penchants d'une source tout autre, mêlant la fange de ses impuretés à la lumière éclatante de tout ce qui est bon et pariait. Donc notre nature intellec- tuelle est sacrée et divine dans son essence originelle. C'e=t par les séductions des ignobles intérêts du monde qu'elle se détériore; ce sont les concupiscences de ces éléments ma- tériels qui l'allèclient, la souillent, la courbent vers la terre. De là vient l'opinion d'un élat primitif d'innoctnce dans l'âge d'or, le fortuné séjour du paradis terrestre, avant la perversion du genre humain par la science du bien et du mal, s'il est vrai que tous nos premiers mouvements soient généreux, et que les seules suggestions d'un vil égoïsme nous rendent vicieux. Tel qu'un palmier, dans les solitudes de l'Orient, élance librement vers le ciel sa tête verdoyante couronnée de fruits délicieux, ainsi l'homme de la nature, dégagé des préoccupations sociales, peut déployer spontanément la rectitude de sa pensée vers le bien et le beau, rayon su- prême dont il est le dépositaire. Nous manifestons alors cette portion de divinité qui réside en nous, et nous in- spire : J^cc vocibus iillis Numen eget^ dixitque semel itascentibus auctor Qiiidquid scire licel. Lucain. ]\'est-il pas certain que les enfants font éclater le sentiment moral de la justice jusque dans leurs jeux, à tel point qu'ds s'emportent avec violence contre la moindre iniquité ou mé- tend. Deus est anima brutorum. Tel est leur instinct considère' comme un pur automatisme. Cependant on peut remarquer combien les instincts des espèces sauvages se modifient ou s'altèrent profon- dément à l'aide de la domestication, par exemple dans les chiens. Mais l'organisme physique est aussi modifié. Voir Smellie, Fréd. Cuvier, Roulin, Hancock, Essay on instinct, après notre Histoire des mœurs et des instincts des animaux, Paris, i8j2, a vol. in-8%](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21468588_0464.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)