Salomon de Caus incarcerated in the mental asylum of Bicêtre. Lithograph by Lafosse after J.J. Lecurieux, 1845.

  • Lecurieux, Jacques Joseph, 1801-1867.
Date:
[1845?]
Reference:
658172i
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About this work

Description

According to Fiske, quoting Delepierre, the letter on which this scene is derived was written by Henri Berthoud and first appeared in the Musée des Familles, 1834. Berthoud invented the story to accompany an illustration by Gavarni of a madman looking through the bars of his cell. In the story, Salomon de Caus tried to persuade Louis XIII that he had invented a steam-driven carriage. In response Cardinal Richelieu had him incarcerated in the lunatic asylum of Bicêtre. Marion Delorme and the Marquis of Worcester visited the asylum and heard De Caus raving about the steam-engine. Worcester, who published several inventions involving steam-power, remarked that he was not a lunatic but a genius. The incident was supposed to have been narrated in a letter from Marion Delorme written on 3 February 1641

"Pretended interview between the Marquis of Worcester and De Caus in the Bicêtre, Paris. This fiction was long supported by a forged letter, pretended to have been written in February, 1641, by Marion Delorme, addressed to M. de Cinq-Mars. An exposure of this fable is due to M. Figuier, in his "Principales découvertes scientifiques modernes", ... 4 volumes, 1802. After quoting the fabricated document, he says:-" Cette pièce, fabriquée par un mystificateur hardi, eut un succès prodigieux, et l'on ne manqua pas de dire que le marquis de Worcester, à qui ses compatriotes attribuent la découverte de la machine à vapeur, en avait puisé l'idée dans sa conversation avec le fou de Bicêtre. On pouvait cependant élever contre l'authenticité de cet écrit quelques objections qui ne manquent pas de solidité. On pouvait faire remarquer, entre autres choses, que Salomon de Caus, mort en 1630, aurait pu difficilement être enfermé en 1641 dans un hôpital de fous; que Bicêtre était alors une commanderie de Saint-Louis, où l'on donnait asile d'anciens militaires, et non un hôpital; que Salomon de Caus n'avait jamais pensé à construire une machine utilisant les effets méchaniques de la vapeur; enfin qu'il n'avait jamais reçu que de bons offices de la part de Richelieu puisque dans la dedicace de son livre, La practique et démonstration des horloges, il exprime sa reconnaisance pour les bontés du cardinal. Mais le public n'y regarde pas de si près, et bien de gens ne renoncent pas sans douleur à la bonne fortune historique d'un homme de génie mourant à l'hôpital. Un sujet si bien trouvé revenait de droit aux oeuvres de l'imagination et de l'art. On a vu, à l'une des expositions du Louvre, un tableau de l'un de nos peintres, M. Lecurieux, dans lequel Salomon de Caus, enfermé à Bicêtre, est représenté les yeux caves et la barbe hérissée, tendant les mains, à travers les barreaux de sa prison, au couple brillant de Marion Delorme et du marquis. La lithographie et la gravure ont consacré a l'envie ce préjugé historique, le théâtre [* Voir le drame intitulé Salomon de Caus, joué à I'Ambigu en 1857.] et le roman l'ont exploité, de telle sorte que l'architecte normand tient aujourd'hui sa place à côté de Galilée et de Christophe Colomb sur la liste des hommes de génie persécutés et méconnus . Jusques à quand cette légende de fabrication moderne usurpera-t-elle le titre de fait historique ?"--Dircks, loc. cit. (slightly edited)

The painting was reviewed by Charles Baudelaire at the Salon of 1845: "Lecurieux. Salomon de Caus a Bicêtre. Nous sommes à un théâtre du boulevard qui s’est mis en frais de littérature; on vient de lever le rideau, tous les acteurs regardent le public. Un seigneur, avec Marion Delorme onduleusement appuyée à son bras, n’écoute pas la complainte du Salomon qui gesticule comme un forcené dans le fond. La mise en scène est bonne; tous les fous sont pittoresques, aimables, et savent parfaitement leur rôle. Nous ne comprenons pas l’effroi de Marion Delorme à l’aspect de ces aimables fous. Ce tableau a un aspect uniforme de café au lait. La couleur en est roussâtre comme un vilain temps plein de poussière. Le dessin, dessin de vignette et d’illustration. A quoi bon faire de la peinture dite sérieuse, quand on n’est pas coloriste et qu’on n’est pas dessinateur?"

Publication/Creation

[Paris?] : [publisher not identified], [1845?] (Paris : Imp. par Lemercier)

Physical description

1 print : lithograph ; image 41.5 x 60.5 cm

Lettering

Salomon de Caus, inventeur de la vapeur visité à Bicètre par Marion-Delorme et le Marquis de Worcester. Peint par Lecurieux. Lithographié par Lafosse.

References note

Octave Delepierre, Historical difficulties and contested events, London 1868
Charles Baudelaire, Les salons, vol. 1
Henry Dircks, The life, times and scientific labours of the second Marquis of Worcester, London: B. Quaritch, 1865, pp. 583-584
John Fiske, The unseen world, Boston 1876, ch. 8 'Historical difficulties'

Reference

Wellcome Collection 658172i

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