L'huile de fois de morue envisagée sous tous les rapports comme moyen thérapeutique / par L.J. de Jongh.
- Date:
- 1853
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Credit: L'huile de fois de morue envisagée sous tous les rapports comme moyen thérapeutique / par L.J. de Jongh. Source: Wellcome Collection.
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![2A0 Observation d’un cas de chorée guérie par l'huile de foie de morue ('). Fr. J..., âgé de dix-septans, d’une constitution débile, fut atteint, pondant l’hiver de 1832-1833, d’un accès de goutte dont il fut guéri ]>ar l’emploi de l’aconit, du colchique d’automne et de l'huile de foie do morue. Sa sœur, plus âgée d’un an, souffrait alors de goutte gé- nérale. Au printemps de l’année 1833, le patient fut atteint d’une légère paralysie du bras droit, de la jambe droite et du côté droit de la lan- gue. La faiblesse des parties affectées augmenta peu à peu, et les mouvements irréguliers et involontaires qui s'y joignirent donnèrent à la maladie toute l’apparence de la chorée. Le malade avait la marche incertaine et boiteuse, l’usage du bras droit était devenu difficile sinon impossible, la prononciation était indistincte, et l'on observait une con- traction spasmodique du côté droit du visage et du bras droit. Après que la teinture de noix vomique, le quinquina, le muriale de cuivre et d'ammoniaque, le muriale d'argent et d’ammoniaque et dos bains simples et médicaux eurent été employés sans le moindre succès, je prescrivis la teinture de coloquinte, d’abord douze gouttes par jour, dose que je fis bientôt monter jusqu’à vingt gouttes. Ce re- mède provoqua trois à quatre selles par jour, qui, loin d affaiblir le malade, améliorèrent au contraire visiblement son étal. Cette amélio- ration allait toujours s’augmentant, et, après que le patient eut suivi ce traitement pendant cinq semaines, sa santé était plus florissante que jamais. Vers la fin de la cure, je fis frictionner le dos, le bras et la jambe droite avec la teinture de pyrèlhre. La teinture de coloquinte avait, en définitive, effectué la guérison de cette affection nerveuse. J... jouit à partir de ce moment d’une santé parfaite jusqu'au prin temps de l'année 1834, quand tout à coup la chorée se déclara de nouveau. Cependant cette fois elle quitta le côté droit et se jeta sur le côté gauche, où le bras, la jambe et la langue étaient continuellement agités, et le visage contracté par des mouvements convulsifs La lan- gue, dans son mouvement perpétuel, se plaçait entre les dents et en était souvent blessée. Les convulsions étaient moins fortes pendant le sommeil, mais pourtant visibles. (>) Communiquée par M, Kopp, dans Denkwürdigkeilen, etc.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28042414_0254.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


