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Credit: Traitement chirurgical de la nevralgie faciale / par Louis Lamotte. Source: Wellcome Collection.
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![mâchoire inférieure g-aucho depuis trois ans. La partie la plus douloureuse répond aux deux petites et à la prennère grosse mollairc qui avaient été extraites, par suite de carie, quelques années auparavanl. Les douleurs s'exaspéraient par la mastication, la parole, letat humide de ratmosi)hère, les époques menstruelles. L'état général était bon, mais la malade avait le tempérament nerveux et ])erdit l'ajjpétit. La gencive, qui recouvrait les alvéoles vides, était souvent douloureuse au toucher. La pression y provoquait un accès de névralgie. Après avoir usé vaine- ment de bien des médicaments, on fît l'opération avec un plein succès; l'auteur ajoute que depuis dix ans, époque à laquelle il a observé pour la première fois cette forme de maladie, il en a rencontré de nombreux exemples. D'après son expérience il peut allirmer que le seul traitement etricace est l'incision de la portion de l'alvéole alTecté ; il préconise, comme le meilleur instrument pour la pratique de cette opération, une pince cou- pante qui est en tout sendjlable à la pince-gouge de Luër. Obs. m. Denucé, de Bordeaux. — M. Denucé a communiqué cà la Société médico-chirurgicale de Bordeaux (Mém. et Bull., t. p. 123, 1869), un fait qui présente avec les observations précédentes une grande analogie, et qui olfre d'autant plus d'intérêt que l'opération radicale pratiquée dan.s ce cas a permis de constater la cause probable de la maladie. Dans les premiers jours du mois d'octobre 1868, le malade quijfait le sujet de cette observation, se présente au Dr Denucé, dans son service à l'hôpital S'-André. A peine avait-il prononcé quelques paroles, que nous le voyons sans etonnement changer de ligure, il se tait, saisit brusquement à deux mains son mouchoir, l'applique de la main droite sur la région auriculaire droite tandis que de la main gauche il en frictionne vigoureusement toute là région maxillaire du môme côté. En même temps, tous les muscles de cette moitié de la face sont le siège de violentes contractions, et le malade fait entendre une sorte de grognement, interrompu par trois ou quatre cla- quements de langue produits par de vigoureux mouvements de succion Enfin un mouvement brusque de toute la tête termine la scène ; le malade nous regarde avec de gros yeux hébétés et s'écrie : « C'est fini i » Quel ques secondes avaient suffi pour la production de ces phénomènes Le malade nous raconte alors sa singulière histoire : Il y a une vingtaine d'années, après l'avulsion de la première grosse molaire inférieure droite, pratiquée brutalement par un charlatan survint une douleur dans tout le trajet du maxillaire inférieur. Loin de se calmer ce te douleur alla toujours croissant, mais prit bientôt le caractère inter^ mittent : elle venait brusque, fulgurante, et disparaissait, au bout de quel- ques secondes, aussi rapidement qu'elle arrivait, mais pour revenir après quelques nnnutes. Depuis vingt ans, cet état n'a pas changé. C'est en vain que ce malheureux s'est fait successivement arracher toutes les dents d cote droit de la mâchoire ; c'est en vain qu'il a employé tous les moyens L.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21986381_0017.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


