Copy 2, Volume 2
Histoire de la médecine : depuis son origine jusqu'au dix-neuvième siècle / par Kurt Sprengel ; traduite de l'allemand sur la seconde édition par A.J.L. Jourdan, et revue par E.F.M. Bosquillon.
- Kurt Sprengel
- Date:
- 1815-1820
Licence: Public Domain Mark
Credit: Histoire de la médecine : depuis son origine jusqu'au dix-neuvième siècle / par Kurt Sprengel ; traduite de l'allemand sur la seconde édition par A.J.L. Jourdan, et revue par E.F.M. Bosquillon. Source: Wellcome Collection.
15/536 page 5
No text description is available for this image
No text description is available for this image
No text description is available for this image![moins, pour accroitre sa réputation, de l'abus qu’on faisait des échauffans, des sudorifiques, des vomitifs, et de toutes les boissons employées dans l'espoir de conserver la santé; car il rejetait tous ces moyens avec un ton d'assurance fait pour en imposer (1). Ajou- tons encore que l’elephantiasis, paraïssant alors pour la premiere fois en Italie, donna une forme:si sin- gulière à toutes les maladies avec lesquelles elle se compliquait, qu'un médecin habile à la. guérir de- wait nécessairement acquérir une grande renom- .mee (2).:Enfin, ses relations avec les Romains les plus distingués du temps, et surtout avecCicéron, ajouterent encore beaucoup à sa célébrité. . Les Romains, plus civilises , meprisaient la magie et les pratiques mystérieuses qui avaient formé jus= qu'à cette époque la base de leur médecine. Ils dû- rent donc accueillir favorablement un homme qui, doué d’un esprit philosophique, s’attachait à recher- . Cher la cause des maladies, et savait traiter ces der= nières avec tant de succès (3). | | Asclépiade “rendit son nom immortel. en enri- chissant la théorie médicale d’un systeme particulier tout-à-fait nouyeau, mais qui ne fut complètement développé que par ses successeurs. Ce systeme n'é- tait pas moins opposé au dogmatisme severe: qui croyait les forces surnaturellesindispensables, qu'aux principes des empiriques. Asclépiade l’etablit sur la doctrine des atomes qui n'avait pas*encore été com- binée jusqu’à ce point avec la médecine. Il est donc - absolument indispensable de- faire connaître les. principaux caractères de ce-système, et la source dans laquelle il fut puise. N te “RG | 8. “t1) Plin, ib. xxP1. CB. p. 302.1 (2) Plutarch. symposiac. ib. PIIL]qu. 9. p.731. “à $ (5 Cic. de oratore, lib, I. ce 14..p. 359. ed. Brnesti, Hall. 1757. — Plin. 2, c. x](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b33090269_0011_0015.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)