Volume 5
Traité de pathologie générale / publié par Ch. Bouchard ; secrétaire de la rédaction, G.-H. Roger.
- Bouchard, Ch. (Charles), 1837-1915.
- Date:
- 1895-1903
Licence: Attribution-NonCommercial 4.0 International (CC BY-NC 4.0)
Credit: Traité de pathologie générale / publié par Ch. Bouchard ; secrétaire de la rédaction, G.-H. Roger. Source: Wellcome Collection.
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![du premier âge (Médaic) et même de l'adulte (Marriott, Lancel 181)5), les cirrhoses, la lymphadéiiie, le rachitisme (Luzet); 2 avec déforma- tion : dans les tumeurs (cancer, kystes hydatiqucs). Quand Taire de la matité est accrue heaucoup, le son de percussion est d'une matité plus franche parce que l'épaisseur de la rate est augmentée aussi. La pointe du cœur peut être refoulée dans le quatrième espace intercostal. La matité de la rate peut aller rejoindre le hord gauche du foie ])our former un angle spléno-hépatique. On a vu prendre une rate kystique pour un kyste ovarique. L'auscultation de la rate permet de percevoir des frottements péi'ito- néaux (péri-splénite), que provoquent les mouvements respiratoires, la pression du stéthoscope, les contractions intestinales et qui varient connue timhre et intensité dm frôlement doux et sec au hruit râpeux de euir neuf. Des bruits vaseiilaii^es (souffles continus ou intermittents) ont été perçus au niveau de la rate dans le courant de l'accès et principalement au début du stade de frisson de la fièvre intermittente, par Griesinger c[ui les compara aux bruits placentaires que l'on perçoit chez les femmes enceintes et qui les rapporta aux gros troncs veineux de l'abdomen. Mosler, les trouvant moins intenses dans le stade de chaleur que dans le frisson et nuls dans l'apyrexie, les attribua au spasme des artères spléniques. Il les entendit aussi dans un cas de fièvre récurrente. Schutzenberger a signalé dans une tumeur leucémique un bruit de souffle isochrone au pouls et ayant le timbre du soiiflle utérin. Gerhardt a constaté dans un cas d'insuffisance aortique un double souffle sourd au niveau d'une tumeur pulsatile de la rate. Enfin M. Bouchard a entendu un souflle splénique systolique chez une femme atteinte d'une dilatation géné- rale du système veineux avec grosse rate dont il a donné la description. Le souffle systolique de la région splénique a été signalé par Roser {Bull, de VAcad. de méd., 1862) dans le cours de splénomégalies de longue durée, par Schûtzemberger (Gaz. méd. de Strasbourg, 1869) dans la leucémie, par Naissuriauz (Saint-Pétersbourg med. Woch., 1888) dans la malaria. L'étude en a été poursuivie par Bouchard (France médi- cale, 1889), par Leudet (Rev. de méd., 1890), par Testi (Congrès de Rome, 1891) et Capelletti (Riforma medica, 1895). Suivant ce dernier auteur, « c'est un souffle doux, nettement systolique, ne variant pas lors des changements de position du malade, ne se modifiant pas par le déplacement de la rate, par le météorisme; variant un peu selon la pres- sion du stéthoscope, diminuant et augmentant avec le volume de la rate. Ce souffle n'est pas un bruit propagé du cœur ou du poumon ; son maxi- mum se perçoit sur un espace de 2 à 5 centimètres carrés, sur une ligne verticale, parallèle à la ligne axillaire et passant par le milieu de la cla- vicule (*). » On peut, dans des cas exceptionnels, procéder à la ponction exploratrice (1) Bezançon, Loc. cil.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b20416076_005_0723.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)