Volume 2
Traité de pathologie générale / publié par Ch. Bouchard ; secrétaire de la rédaction, G.-H. Roger.
- Bouchard, Ch. (Charles), 1837-1915.
- Date:
- 1895-1903
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Credit: Traité de pathologie générale / publié par Ch. Bouchard ; secrétaire de la rédaction, G.-H. Roger. Source: Wellcome Collection.
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![ces différences deviennent plus marquées quand ces mêmes cellules sont réunies en masse. C'est ainsi que nombre de cellules qui, par rapport aux Bactéries, sont énormes et fort compliquées, comme celles d'une plante de la famille des Liliacées, ne peuvent être rapportées sûrement, quand on les considère isolées, à un Lis ou à une Tulipe; et pourtant, leur union naturelle, leur mode de groupement ne pourra jamais former qu'un Lis ou une Tulipe, et c'est par là seulement qu'on pourra recon- naître qu'elles sont d'origine différente. Dimensions. — Quant aux dimensions comparées des Bactéries, elles ne diffèrent pour la plupart d'entre elles que par des nuances insensibles. La taille de ces micro-organismes étant d'ailleurs jusqu'à un certain point une cbose contingente, les mensurations les plus précises n'ont qu'une importance relative pour la distinction des espèces. La plupart des microcoques ont un diamètre qui varie entre 0!\5 et 2 \x. Presque tous les bacilles pathogènes offrent une épaisseur qui oscille autour du millième de millimètre et une longueur quatre à six fois plus grande ; les deux extrêmes, au point de vue de l'épaisseur, sont représentés par le Bacille de la tuberculose, fort mince (0il,5 à 0:\5) et par le Bacille du charbon (1^,5 à 2 Les différences les plus appréciables portent sur la longueur des segments dans les formes filamenteuses; mais là encore, la même espèce peut présenter de notables variations. Structure. — 1° Contenu cellulaire. — Le problème de la structure des Bactéries a soulevé de nombreuses controverses. On avait signalé d'abord, dans le contenu de la cellule bactérienne, des corpuscules isolés, facilement colorables, paraissant avoir une relation étroite avec la division cellulaire et la formation des spores. Butschli pensa que l'étude de cer- taines espèces bactériennes, vivant dans les eaux sulfureuses, permettrait, en raison de leur taille, de jeter quelque lumière sur la question. L'une d'elles, le Chromatium Okenii, est un organisme coloré en rouge, formé par des cellules dont la longueur est en moyenne de 12 \x et l'épaisseur de 5 \x, et dont l'une des extrémités porte un long cil qui se montre comme un prolongement direct de la membrane d'enveloppe. Cette dernière est purement protoplasmique. A son intérieur, on distingue deux parties : une couche pariétale relativement mince, à structure alvéolée, représentant le cytoplasme de la cellule, et un corps central, fixant, énergique]nent les matières colorantes de la substance nucléaire et présentant aussi la structure alvéolée. Ce corps central renferme, outre des grains de soufre, des granules particuliers, semblables à ceux décrits par Ernst sous le nom de « formations nucléaires » des Bactéries. Butschli se déclare résolument partisan de la nature nucléaire de ce corps central, dont le contour n'est pourtant pas nettement délimité. Toutefois, il n'a rien vu qui rappelle les métamorphoses spéciales qu'on observe chez les autres plantes dans le noyau pendant le phénomène de la division. Il faut bien reconnaître que l'affinité du corps central, de même que](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b20416076_002_0029.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)