Volume 3
Traité de pathologie générale / publié par Ch. Bouchard ; secrétaire de la rédaction, G.-H. Roger.
- Bouchard, Ch. (Charles), 1837-1915.
- Date:
- 1895-1903
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Credit: Traité de pathologie générale / publié par Ch. Bouchard ; secrétaire de la rédaction, G.-H. Roger. Source: Wellcome Collection.
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![On ne s'attardera pas davantage à la délinition et à la elassilication des aliments. En ce qui concerne la (Jc/inttion de ralinient, on ])eut dire (jue toutes celles que l'on a proposées n'ajoutent que peu de choses aux idées qui, même dans le lanj^^aj^e courant, sont le contenu de ce mot. D'ailleurs, s'il peut être utile de clierclier à serrer de plus près le sens du mot aliment, ce n'est point dans le but d'arriver à une délinition adéquate à l'objet, mais bien parce que cette discussion montre la variété des as|)ects sous lesquels se présente cette notion (^). Or, la suite de ce travail nous conduira naturellement à étudier le rôle des aliments sous toutes ses faces. On se bornera donc à reproduire ici la définition ado|)tée par Lapicque et Richet : Les aliments sont des substances introduites dans l'organisme : 1° pour subvenir aux dépenses en énergie; '2° pour fournir des matériaux de croissance et de réparation. La classification des aliments soulève les mêmes discussions que leur définition. Toutes celles que l'on a proposées et dont le principe est, avec quelques variantes, contenu dans la définition qu'on vient de lire, sont artificielles par un côté ou un autre. Ainsi Bunge classe les aliments en trois séries : P Aliments qui servent à la fois à la réparation des tissus et à la pro- duction de l'énergie (chaleur, travail mécanique, etc.) : albumines, graisses. 2^ Aliments qui sont uniquement une source d'énergie, mais qui ne servent pas à la réparation des tissus : lujdrocarbonés, matières gélati- neuses (et oxygène). 5^ Aliments qui ne sont point une source d'énergie, mais qui servent à la réparation des tissus : eau, sels minéraux. Il y aurait plus d'une objection à élever contre cette classification. 11 n'est pas certain notamment que les hydrocarbonés ne servent à aucun degré à la réparation des tissus. D'une façon générale on peut dire, qu'au moins certains d'entre nos aliments ne sauraient être saisis dans des cadres physiologiques absolument rigides, et que leur rôle varie suivant l'état de l'organisme récepteur. On se contentera donc de suivre ici un ordre plutôt chimique, mieux adapté à l'état incomplet de nos connais- sances, et qui consiste à diviser les aliments en trois catégories : I. Aliments de nature organique; IL Aliments minéraux; [IL Condiments et consommations d'agrément. — Aliments dits d'épargne. (1) Povir cette discussion voy. dans VEncyclopédie clinique de Fréniy : Lamblixg, Les ali- ments. Chimie des liquides et des tissus de l'organisme, p. 57 et suiv. — Lapicque et Richet, art. Aliments du Die t. de physiol. de Ch. Richet.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b20416076_003_0023.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)