Volume 3
Traité de pathologie générale / publié par Ch. Bouchard ; secrétaire de la rédaction, G.-H. Roger.
- Bouchard, Ch. (Charles), 1837-1915.
- Date:
- 1895-1903
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Credit: Traité de pathologie générale / publié par Ch. Bouchard ; secrétaire de la rédaction, G.-H. Roger. Source: Wellcome Collection.
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![rable qu'à Paris. Les eaux de la uicr contienneut aussi tout leur iode à l'état orgauique. Ou en trouve aussi dans les eaux Iluviales : A. Gautier ealcule qu'avec la Seine il passe chaque jour, sous les ])onts de Paris, environ 40 kilogr. d'iode. On ne fera que rappeler, en terminant, que longteiups avant Fintroduc- tion des préparations iodées en thérapeutique on a employé en médecine des tissus d'origine animale ou végétale, plus ou moins riches en iode ('). On sait que l'éponge calcinée, qui est le type de ces préparations, passait pour être d'autant plus active qu'elle avait été moins prol'ondé- ment calcinée, ce qui plaiderait dans le sens des observations de Hau- mann sur l'iodothyrine ('). On a employé, en outre, contre le traitement du goitre, le corail ('), les coquilles d'huitres, l'huile de foie de morue, la saumure de hareng. Comme produit d'origine végétale, on peut citer l'éthiops végétal obtenu par la cak^ination du fucus vesiculosus, les cendres de quercns marina, diverses algues, telles que spliœrococcus confervoidesy l'helminthochorton (mousse de Corse), les cendres de tabac, etc. ('). Le rôle du manganèse dans les phénomènes chimiques de la vie est peut-être encore plus considérable que celui de l'iode. Cette ques- tion sera reprise plus loin à propos de l'étude des diastases oxydantes. (Voy. p. 141.) 1^'étude des aliments simples, à la fois nécessaires et suffisants, qui fait l'objet du présent chapitre, couq:>orte donc plus d'une incertitude. Ajou- tons qu'elle devrait être complétée par celle des aliments composés, pain, viande, légumes, etc., à l'aide desquels nous réalisons pratiquement l'association des aliments simples. Mais cette étude, intéressante surtout au point de vue des règles qui doivent guider dans le choix rationnel des aliments, ne touche, par son côté proprement physiologique, qu'aux phé- nomènes extérieurs de la nutrition. On a donc renoncé ici à la description de ces aliments, et, dans ce qui suit, il ne sera question d'eux que dans la mesure où les particularités qu'ils présentent retentissent sur les phé- nomènes intimes de la nutrition. (^) Voy. l'étude d'ensemble faite par Harxack, Uobcr iodhalligc Organismen und dorcn arznei- lichc Anwendung. Mûncli. ined. Wocli., t. XLIII, p. 196. (^) E. Harnack a isolé récemment de l'éponge ordinaire (laquelle contient de 1,5 à 1.6 d'iode ])Our 100 de substance sèche), une sorte d'albuminoïdc iodé, Viodosponginc, renfermant 8.20 pour 100 d'iode et qui aurait une action d'arrêt très nette sur les accidents de la cachexie strumiprivc. (IIarxack, Zeit. physiol. CJtem., t. XXIY, p. 412.) (^) Drcchsei a retiré du squelette de Gorgonia Cavollini, traité par la baryte à chaud, un acide iodé, l'acide iodogorgonique, C^*H'^AzIO-, qui est sans doute un acide amidobutyrique iodé et qui renferme 55 pour 100 d'iode. Ce composé qui provient probablement du dédoublement d'un albuminoïde iodé, est la première substance organicpe iodée qui ait été extraite à l'état de pureté des tissus animaux. (Drechsel, Zeit. fin- BioL, t. XXXIY, p. 00.) (*) Golemkin a trouvé dans certaines algues [Bonncmaisonia asparagoides) des cellules spéciales avec des vacuoles qui produisent de l'iode- libre [Bull, de la Soc. impér. des natu- ralistes. IVloscou, 1894, p. 257) et Lomon rapporte que Ceraplerus maculalus Westinood, un eoléoplère de Java, lance un liquide contenant de l'iode libre. (Cité d'après Drechsel, loc. cil.)](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b20416076_003_0022.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)