Volume 6
Traité de pathologie générale / publié par Ch. Bouchard ; secrétaire de la rédaction, G.-H. Roger.
- Bouchard, Ch. (Charles), 1837-1915.
- Date:
- 1895-1903
Licence: Attribution-NonCommercial 4.0 International (CC BY-NC 4.0)
Credit: Traité de pathologie générale / publié par Ch. Bouchard ; secrétaire de la rédaction, G.-H. Roger. Source: Wellcome Collection.
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![des libres croisées et par (les libres directes, ou, en d'autres ternies, que les libres qui les innervent provinnent des deux bandelettes. Les fibres pupillaires du nerf optique se rendent dans le tubercule quadrijumeau antérieur. De là part un système de fibres qui les relient au noyau du sphincter pupillaire situé dans la substance grise centrale de ['aqueduc de Sylvius, à la partie antérieure de la colonne nucléaire du moteur oculaire commun. Quand ces fibres pupillaires sont détruites — ce qui arrive par exemple dans le cas de destruction d'une bandelette — la moitié aveugle du champ visuel ne peut pas donner lieu à la réaction pupillaire. Il y a alors réaction pupillaire hémianopsique (Wernicke). Par contre, si la lésion siège plus haut, il y aura bien hémianopsie homo- nyme, niais le trajet des libres pupillaires au noyau du sphincter étant intact, la moitié aveugle du champ visuel donnera aussi bien lieu à la réaction pupillaire que la moitié qui voit. La réaction pupillaire hémianopsique serait doue caractéristique d'une interruption des fibres optiques siégeant entre le chiasma et les tuber- cules quadrijumeaux. Au contraire, l'hémianopsie homonyme sans réac- tion pupillaire hémianopsique indiquerait une lésion située au delà des tub e r c u les quadrij u ni eaux. Si le trajet supposé des fibres optiques est réel, la réaction pupillaire hémianopsique doit pouvoir exister sans hémianopsie à la suite d'une lésion des libres optiques pupillaires, siégeant entre le pufvinar et le noyau du sphincter irien. Ce phénomène n'a jamais été observé. La réaction hémi- anopsique pupillaire, symptomatique d'une lésion de la bandelette, conçue a priori par Wernicke, n'est pas régulièrement confirmée par la cli- nique ; elle fait souvent défaut dans les cas où elle devrait exister, tels que : l'hémianopsie temporale par lésion du chiasma, l'hémianopsie monoculaire par embolie partielle de l'artère centrale de la rétine, l'hé* mianopsie par lésion d'une bandelette, tandis qu'elle a été observée dans des cas d'hémianopsie homonyme d'origine corticale. Certains auteurs ont nié l'existence du phénomène, ce qui est aller trop loin. Car, si la réaction pupillaire hémianopsique n'existe pas dans le sens de l'absence complète de réaction à l'éclairage de la moitié aveugle de la rétine, on peut incontestablement observer le phénomène suivant, que j'ai pour ma part constaté un certain nombre de fois : Dans certains cas d'hémianopsie homonyme, une lumière placée dans la périphérie de la moitié aveugle du champ visuel ne produit qu'une contraction insi- gnifiante de la pupille ; cette contraction s'accuse un peu quand on rap- proche la flamme du point de fixation, mais elle ne devient manifeste qu'au moment où la flamme atteint ce dernier. Quand on place la bougie à la périphérie de la moitié voyante du champ visuel, la réaction pupil- laire survient, aussitôt la flamme entrée dans le champ visuel, et elle augmente au fur et à mesure que celle-ci se rapproche du point fixé, pour atteindre son maximum quand la source lumineuse coïncide avec le point fixé. En interprétant la signification de ces phénomènes, on doit se rap- [J. DEJ2ZlI-;2 ]](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b20416076_006_1165.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)