Idée générale et tableau historique de la médecine moral / [J.L. Moreau de la Sarthe].
- Moreau de la Sarthe, J. L. (Jacques Louis), 1771-1826.
- Date:
- [1816]
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Credit: Idée générale et tableau historique de la médecine moral / [J.L. Moreau de la Sarthe]. Source: Wellcome Collection.
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![pav 1g'munUionnnu ': uu la niavlne^nns malacleà & aux bielles , rab/aiil i irailé pâlie avec lui. VIT. L.; coaimanda-j! d.i v.âlleau lervanl d’iib- pilai, fera très-allent.f feus r.ule aux liguaiix qui ]'onrronl lui e'.re fails pour recevoir des malades, &: il fera fomnenkuneu^ ceux de convalefceuce O aux vaiHeaux qui auront des gens rréquipage a reprendre. Il porîera une grande at.ealion a fa manœuvre pariiculicre , & à ne fe point Icparer de Far me e. Titre LXXXVIIJ. Du médecin de riiépital à la fuite de Varmée. vVrt. T. TjG médecin qui fervira à la fuite de 1 ar¬ mée navale , vilitc-ra avant fon départ , avec le médecin &: le cliirurgien-major du port , en pré- lence du commilTaire de l’hôpital & du controleur du port, les colïVes des drogues & remèdes qui fe¬ ront em’Kirqués dans les vailîeaux fervant d’hôpi¬ taux , aura loin qu’ils foient de bonne qualité & qu’il y en ait la quantité ordonnée , &. que les lits, linges & tous les uüenfiles & rafraicliilfeincns né- celfaires , foient embarqués fuivant l’inventaire , dont il lui fera remis un double. II. U empêchera , pendant la campagne , qu’il ne foit fait aucune dillipation des remèdes & rafraîcliifïcmens j rendra compte au commandant & à l’intendant ou comrniffaire embarqué, du nombre de malades &. de blelFés qui feront mis dans les hôpitaux^ de la qualité de leurs maladies & bleffuresj il arrêtera toutes les femaines avec l’officier chargé du détail & l’écrivain , la confora- mation des remèdes & rafraîchilfemens. III. Il aura les mômes foins & fonciions dans les hôpitaux à la fuite de l’armée , ou ceux qu’on pourroit former à terre dans les relâches, que le médecin entretenu dans l’hôpital établi dans le port (i). D’après la leOure de ces articles, il eft évident que l’on ne s’étoit point encore occupé d’un enfei- gnement uniforme & public , pour les médecins deftinés au fervice de la marine. Un réglement plus fpécial & approprié avec plus de détails de lumières aux befoins de la ma¬ rine dans ce qui concerne la médecine , eut pour objet l’orgauifation régulière des écoles des grands portselles étoient établies ; réglement dans le¬ quel on trouve une difpofition qui établit dilîérens moyens d’émulation, tels que des dlllributions de médailles, & le concours pour l’avancement dans le fervice , indépendamment de toute autre conli- dération. D’autres réglemens moins élendus eurent pour objet différeiis points d’hygiène navale. Si l’on parcourt à une époque plus récente , les divers aôles du gouvernement concernant la ma- (i) Ordonnance du Roi , concernant la marine , du mars Paris, de l'Imprimerie royale. r!nc en. France, oay reconuoît'plufienrs arrêtés qui ont plus ou moins contribué au prrfeôlionnc- inent d(^ ccitc partie du fervice 5 l’arrêté du 2 üo- réal an II, par exemple, détermina une direêlion ]dus centrale, plus unilornie , dans le fervice , par la création d’un comité de falubrilé. Four compléter çcs vues générales, nous de¬ vrions nous livrer à quelques vues fur les amélio¬ rations les plus imporlanies , dont la medeeine na¬ vale eil fuicepliide , lur les rapports , la crnuexion de ces amélioraiions , avec l’état ’préhnt des fciences pbyliques , <k les befoins de l’irunuie de mer , des navigateurs & des colons divers , cliez les peuples modernes. Il nous importeroit aulïi de comparer celte grande divilion de la médecine pui;lique, chez les dilîérens peuples, dont les gouverneinens donneront d’autant plus d’affenlion aux înltitutions & aux lois qui en iont 1 objet , c]u’ih altach nt jiliis de prix au bonheur, à la vie des homuie.s, ik aux idées a la fois exaôles & géné- reulés qui fervent de bafe a l’économie lociale; mais uii plus grand efpace & des renfeignemens plus étendu.s nous broient néceflâires pour traiter ces grandes quelhous, auxquelles nous cliercb.e- rons à ii’êlre pas lout-a-fait étrangers dans les ar¬ ticles Navale ( hygiène), Navigateurs ( maladies j des ), Nautique ( médecine), Mer ( hommes de) ; titres divers fous lefquels pluheurs ouvrages eüi- niables ont été publiés à dilï’érentes époques. La médecine navale proprement dite devroit avoir elîentiellement pour objet dans fes diverles parties , l’étude du mode d’organibiiion le plus fa¬ vorable aux habitudes de la navigation , des effets de ces liabitiides fur les dilïérentes paru.. U. les dilïérentes fonôlions du corps humain 5 les moyens de rendre ce genre de vie moins infalubre, & les maladies auxquelles il expol’e le plus les hommes qui s’y trouvent livrés, non-feulement à bord des vaiffeaux, mais aulïi , mais en outre dans les lieux de débarquement & de féjour, où les navigateurs font trop fouvent obligés de s’arrêter, pour ne pas compter leur influence parmi les idiances d’iulalu- brité& de danger auxquelles ils font le plus expofés. Nous ne coniioilïbns aucun ouvrage dans lequel la médecine navale ait éléconfidérée fous ce point de vue. Ramazzini, quin’a point oublié cette pro- feffion dans fou Traité fur les maladies des arti~- fans) ne lui a confacré qu’un chapitre aflez court, qui fe borne à quelques généralités. L’auteur re¬ marque avec rai fon qu’avant la découverte de la • boulfole, la navigation étoit plus infalubre dans plufieurs de fes parties, puifque les pilotes étoient continuellement obligés, pendant la nuit, d’avoir les yeux fixés fur la petite ourfe pour connoître leur chemin î mais il auroit pu ajouter que d’une autre part, & par l’effet de cette découverte de la boulfole, d’autres dangers, d’autres maladies gfe font développés avec les progrès de la navigation dans les voyages de long cours, & dans les expédiv tions commerciales ou militaires.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30377882_0064.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)