Contribution au traitement du phagédénisme chancrelleux : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier le 16 juillet 1901 / par Frédéric Émery.
- Émery, Frédéric, 1874-
- Date:
- 1901
Licence: In copyright
Credit: Contribution au traitement du phagédénisme chancrelleux : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier le 16 juillet 1901 / par Frédéric Émery. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by The Royal College of Surgeons of England. The original may be consulted at The Royal College of Surgeons of England.
34/44 (page 32)
![Maladie aehudl(‘. — 11 y a trois ans, en janvi(n* ISii.”), la malad(‘ s’a[)erenl (|n’il avait dans la rainure balan(j-pi‘éj)n- tiale, à droite, une [)etite ulcération molle, (jiii pi’ov(j(jua dans l’aine gauche un bubon ; ce dernier fui ouvert au bistouri et guérit en deux semaines environ par des cauté- risations argentiques. Le chancre parut guéri le quator- zième jour (?) Le malade, après un rapport sexuel, vit presque aussi- tôt réapparaître le chancre, qui prit naissance au point où il ^s’était primitivement développé. Depuis cette épocjue, c’est-à-dire depuis trois ans, le chancre ne s’est jamais cicatrisé entièrement, mais s’est étendu dans tous les sens sur le gland, ulcérant les tissus d’un côté pendant qu’il reparaît de l’autre. Jamais de bubon. Il fut traité inutilement par les bains boriqués et les cautérisations au sulfate de cuivre et de nombreux topiques qui n’eurent aucune efficacité. L’ulcère, sous l’influence des cautérisa- tions diverses, devint irritable et provoqua bientôt des douleurs spontanées qui s’exaspéraient sous l’influence de la marche et du frottement des vêtements. Il entra à l’hôpital de Béziers en octobre 1897, pour une poussée d’herpès qui s’était greffée sur la lésion déjà existante. Il en sortit huit jours après sans amélioration, malgré les soins qu’il y reçut (bains antiseptiques, attou- chements à la teinture d’iode). Continuant a souftrir et très préoccupé de son état, le malade entre au service de M. Brousse, à l’hôpital Suburbain, le 25 janvier 1898. Etat général bon. Pas de traces de syphilides ni de tuberculose. A Vexamen. — Le malade décalotte assez facilement. Le gland est labouré sur toute sa surface par des cica- trices ])âles avant la forme de bandes minces, a contours](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22402779_0034.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)